Au secours ! J’ai mal à ma sécurité de l’emploi !

En ces temps agités, tout est devenu incertain. Et l’insécurité s’impose, dans de nombreux domaines. Les médias relaient des informations qui interpellent, questionnent, insécurisent : attentats, monde politique sens dessus dessous, économie en berne, crises en tous genres, fermetures d’entreprises, menaces qui pèsent sur le monde financier et en corrélé, sur le reste des secteurs…

 

En entreprise, le cortège habituel de faire toujours plus avec toujours moins de ressources, la pression du rythme effréné et les changements successifs comme par exemple, la digitalisation qui impacte les rôles et la façon dont on interagit avec les clients.

 

Et nous dans tout cela ? Comment trouver encore du sens ? Comment rester motivés au travail et de façon plus large, comment mener sa barque sur une mer déchaînée ?

 

 

Marc Aurèle a dit : «Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre.»

 

Supporter ce qui ne peut être changé.

Vivre l’insécurité : l’observer, l’accepter, l’apprivoiser.

 

C’est un fait : vous n’avez que peu de prise sur la tempête qui souffle en ce moment sur notre monde, sur nos vies.

Menaces terroristes, menaces de crise économique, fermetures d’entreprises, réorganisation au sein de la vôtre, changements fondamentaux de votre rôle voire de votre métier : vous n’avez pas beaucoup de prise pour contrer cela. Point.

C’est vrai, c’est rude. Il faudrait une méga révolution pour changer tout cela en un tour de bras.

Cela ne veut pas dire qu’il faut tout accepter et se résigner. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit !

Cela veut dire qu’il n’y a pas d’autre moyen que de faire face et de tenter d’en tirer le meilleur parti. Dans « faire face » il y a : accepter ce qui ne peut pas être changé ET force de changer ce qui peut l’être.

Faire face, c’est faire c’est d’abord se changer soi. Pour soi et EN soi d’abord, pour les autres et avec les autres ensuite. Car tout changement commence d’abord par soi. 

Et cela commence par la perception que nous avons des choses. Laissez-moi vous raconter une histoire :

 

Le conte du paysans et des chevaux

Un paysan vivait sobrement, aidé dans son travail par un fils d’une quinzaine d’années et par un cheval de cinq ans. Mais un jour, le cheval dans la nuit rompit son licol et disparut. Mis au courant, voisins et amis vinrent dire en chœur au paysan : « Tu n’as pas de chance ». A quoi, celui-ci répondit : «  Qu’en savez-vous ? ».

Il voyait juste ! Cinq jours après son escapade, le cheval revenait, mais escorté par dix chevaux sauvages qu’il avait entraînés avec lui. Cette fois, les amis et voisins s’empressèrent d’aller dire au paysan : « Mais tu as beaucoup de chance ! ». L’intéressé leur répondit encore : « Qu’en savez-vous ? ».

Effectivement, après avoir nourri les poulains sauvages, le fils du paysan voulut commencer à les apprivoiser. Mais l’un d’entre eux, d’une brusque ruade, lui cassa la jambe. Désolé, le chœur de l’amitié et du voisinage vint tristement témoigner au père : « Vous n’avez donc pas de chance ? ». A nouveau, celui-ci répliqua : « Qu’en savez-vous ? ».

Il entendait juste ! Une troupe de soldats faisait de suite irruption et à grands coups de bottes et de cravaches, ils enrôlaient de force tous les jeunes du village. Mais ils laissèrent à son père le jeune à la jambe cassée auquel on fabriqua ensuite une attelle, en sorte qu’il put rendre suffisamment de services. Ceci incita voisins et amis à revenir, eux-mêmes éplorés, dire au père et au fils : « On vous envie votre chance ». Une fois encore, le père fit remarquer : « Qu’en savez-vous ? ».

De fait, au bout de cinq jours, une bande de brigands vint terroriser le village, et s’emparèrent des dix chevaux sauvages. Après leur départ, les amis puis les voisins vinrent exprimer leurs condoléances : « C’est vrai que ce n’est pas de chance ». Imperturbable, le paysan fit encore observer : « Qu’en savez-vous ? ».

Dans les journées qui suivirent, en effet, pris en chasse par les soldats, les brigands abandonnèrent les chevaux sauvages qui retournèrent vers le paysan, son fils et leur congénère.

Mais comme les choses se répétaient et pouvaient durer indéfiniment, cette fois, ce fut le paysan qui prit les devants et alla haranguer amis et voisins : « Pas plus qu’aucune chance n’est définitive, aucune malchance ne peut indéfiniment se perpétuer », observa-t-il. « Puisque nous ne pouvons nous fier aux chances qui nous adviennent, sachons aussi supporter les malchances qui nous tombent dessus : elles ne durent pas non plus.  Mais le bon cheval, malgré ses écarts, nous garantit la chance. »

 

Supporter, mais comment ?

 

Une bonne partie de notre stress provient de nos pensées et de notre perception de ce qui arrive. C’est toute l’histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide. Le fait est qu’il y a un demi-verre. C’est le côté factuel qui doit être privilégié.

Le pire est que nous avons tous tendance à penser, tout en ayant encore le verre complètement rempli à la main, qu’il va bientôt être moitié vide…

Et là, nous commençons à nous faire du souci, ou même à avoir peur. On s’imagine que le verre sera vide, qu’on va crever de soif, que c’est la fin … qu’on ne pourra pas le remplir  à cause d’un feu qui se sera déclaré entre temps et empêchera de se rendre à la fontaine à eau pour le remplir.  On a pourtant encore le verre plein en mains. Et dieu sait ce qui peut se passer de bien entre ce moment et celui où il sera à moitié vide (ou plein) et celui où il sera complètement vide…

 

Lorsqu’une pensée vous traverse et qu’elle suscite de la peur, de la panique, de l’inconfort :

  •      Posez-vous la question de savoir si elle concerne l’ici et maintenant. Parce que si elle ne concerne pas l’ici et maintenant, et que vous ne pouvez rien faire ici et maintenant, ce n’est pas le moment de paniquer. Identifiez quand vous pourrez agir, et promettez –vous d’agir à ce moment-là. En attendant, vivez votre vie intensément. 
  •      Demandez-vous si elle n’est pas un peu exagérée : si c’est une pensée qui concerne le feu qui va peut-être vous empêcher d’aller à la fontaine d’eau, chassez-la hein, pas besoin de ça. Concentrez-vous sur ce que vous êtes en train de faire. Donnez vous à 100% à ce que vous êtes en train de faire.

En pratique, quelques astuces :

 

Observez

Soyez attentif à vos pensées et à leur contenu. Lorsque vous identifiez une pensée négative et irrationnelle, laissez-la passer, demandez-vous si cela est congruent de lui donner toute votre attention ou s’il ne vaut pas mieux vous reconcentrer sur ce que vous êtes en train de faire.

 

Agissez sur ce qui peut l’être

Nous y reviendrons dans la partie 2 : si vous pouvez agir, faites-le. Si vous pouvez, mais pas maintenant, promettez-vous de le faire dans tel délai et reconcentrez-vous sur ce que vous étiez en train de faire. Si vous ne pouvez agir, reconcentrez-vous sur ce que vous faisiez. Une réflexion en profondeur s’impose peut-être : si vous ne pouvez agir sur une menace de licenciement, il faudra bien un jour vous poser la question du repositionnement. C’est l’objet de la partie 2 :avoir le courage de changer ce qui peut l’être : quand on va être licencié, on ne peut pas agir sur le licenciement, mais bien la façon ainsi que ce qu’on va faire ensuite.

 

Respirez

Prenez le temps de respirer. Cela peut paraître naïf, c’est pourtant une technique puissante pour garder le cap et tenir le coup. Ménagez-vous du temps pour faire des exercices de respiration. Idéalement, créez vous une routine : tous les matins, ou tous les matins et tous les soirs. Il existe des applications « cohérence cardiaque » très faciles à trouver, gratuite et qui ne prennent que 5 minutes par exercice. Multipliez les occasions d’aller vous promener, favorisez le contact avec la nature  et le calme. Choisissez des moments de la journée où il fait plus calme comme le matin tôt ou en soirée.

 

Ralentissez

Identifiez les zones de votre agenda où vous pouvez lever le pied. Revoyez votre organisation pour prendre du temps pour déjeuner au calme à midi, partager le repas du soir en famille. Éteignez vos devices et déconnectez-vous. «Déblindez » votre agenda et faites de la place au vide, au repos, à ce que les italiens appellent la dolce vita.

 

Prenez soin de vous

Placez-vous au centre de vos préoccupations : pas de façon égoïste, on s’entend, mais posez-vous la question, avant d’accepter des invitations, des activités, des tâches en plus : « Est –ce que c’est juste pour moi ? ». Concentrez-vous sur ce qui est important pour vous.

 

Prenez soin de ceux qui vous sont chers

Le « miracle de l’insécurité » est que cela remet un peu les choses en perspectives. Vous prenez conscience du cadeau que représentent votre conjoint (e), vos enfants, votre famille, vos proches. Prenez le temps de leur dire, de passer du temps avec eux, de les chérir. Ce temps passé donne du sens à votre vie qui en perd par ailleurs, dans d’autres compartiments de votre vie. Votre entourage, c’est votre socle. Ne l’oubliez pas. Les enfants, tout particulièrement, ont le chic pour vous faire vivre l’instant présent, intensément. C’est précieux.

 

Soyez reconnaissants

Votre vie est peut-être en plein chamboulement, l’insécurité règne, mais vous avez par ailleurs un tas de raisons d’être reconnaissant de ce que vous possédez, de ce que vous avez parcouru comme chemin, … Prenez le temps de faire l’inventaire de tout ce qui vous rend chanceux.

 

Méditez

La méditation, et surtout en tant que discipline quotidienne, est un excellent moyen de gérer ses émotions, ses pensées, son stress. Elle aide à prendre du recul et à voir les choses différemment. De nombreuses études le démontrent. Prenez le temps de méditer, le matin avant de commencer votre journée par exemple. Il existe des applications smartphone qui vous permettent de débuter et de profiter de méditations guidées. Ou bien de télécharger des musiques qui vous permettent de vous accompagner dans votre méditation si vous êtes un averti.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

0 commentaires

Est il temps de changer de job ?

 

Vous vous posez des questions à propos de votre vie professionnelle. Changer de job est une grosse décision qui a de nombreuses implications. Cela ne se fait pas sur un coup de tête. Vous doutez et pourtant, reportez la décision de jour en jour, de semaine en semaine, de mois en mois.

 


 

critères pour vous aider à prendre la décision :

 

-        Vous vous levez le matin sans aucun enthousiasme. Vous avez des pieds de plomb.

Auparavant, vous vous leviez, content d’aller travailler. La perspective de retrouver vos collègues était plaisante. Vous aviez hâte de poursuivre le projet sur lequel vous étiez en train de travailler. Le lever était facile. Vous étiez d’humeur légère. La journée passait (relativement) vite, était ponctuée de quelques bonnes blagues, quelques éclats de rires avec les collègues. Tout cela est bien loin. Aujourd’hui, plus rien ne vous enthousiasme. Vous n’avez tout simplement pas envie d’aller travailler. La fatigue semble omniprésente. Vous rêvez de gagner au lotto et de siroter un cocktail sous les cocotiers.

-        Vous avez la sensation d’avoir « fait le tour » : vous n’apprenez plus rien. Vous n’avez pas de perspective d’évolution, qu’elle soit hiérarchique ou technique.

Autrefois, chaque jour vous permettait d’apprendre de nouvelles choses. Vous aviez des perspectives d’apprendre encore, vous pouviez bénéficier de formations régulières et vous aimiez ça. Vous vous donniez à fond pour avoir l’occasion de prendre de nouvelles responsabilités et montrer votre valeur. Grandir. Gravir les échelons. Aujourd’hui votre avenir semble tout tracé : le même chemin, les mêmes tâches jusqu’à la retraite.

-        Vous n’appréciez plus l’ambiance : vous ne vous entendez plus aussi bien avec vos collègues. Certains sont partis dans un autre service ou ont quitté l’entreprise. Avec les nouveaux, ce n’est pas pareil. Pire, vous êtes en conflit avec un collègue / chef / votre patron. Vous arrivez au travail en vous demandant ce qui va vous tomber dessus, vous craignez de vous faire reprendre à tous propos. Ce n’est jamais assez, ni assez bien, il y a toujours quelque chose à vous reprocher. Vous y pensez sans cesse, même à la maison.

-        Vous ne vous sentez plus en phase avec les valeurs de l’entreprise : Petit à petit, les choses ont changé. La stratégie d’entreprise a été modifiée plusieurs fois, afin de s’adapter aux nouvelles donnes du marché. Rester compétitifs. Garder ou retrouver une place de leader. Vous n’avez plus l’impression de pouvoir faire votre travail correctement, ni le temps d’aller jusqu’au bout, ni l’autonomie de décision, ni la possibilité d’offrir de la véritable qualité à votre client. Votre équipe souffre et vous ne disposez d’aucun moyen pour les aider en améliorant leurs conditions de travail. Vous ne vous sentez pas non plus reconnu pour le travail accompli. Peu ou aucunes félicitations lorsque vous délivrez du bon travail. Parfois, même pas un merci.

-        Vous avez le sentiment de « ne faire que ça » : Vous pensez boulot jour et nuit. Votre vie professionnelle et votre vie privée ne font quasi qu’un. Vous rentrez chaque jour vraiment tard. Votre téléphone portable est constamment ouvert et vous êtes susceptible d’être appelé à toute heure. Vous ne pouvez jamais « décrocher ». Vous ne vous rappelez même plus la dernière fois où vous êtes allé en vacances, encore moins, en vacances l’esprit léger. Vous mangez sur le pouce – vous avez d’ailleurs besoin d’un bon régime – vous ne faites plus de sport. Vous ne passez pas assez de temps avec votre famille. Et ne parlons même pas de temps rien que pour vous !

Avez-vous répondu « oui » à au moins une de ces propositions ? : Il est temps de faire quelque chose. Voyez comment vous pouvez agir afin de « traiter » le problème rapidement. Quelles sont les possibilités pour retrouver l’enthousiasme, continuer à vous développer, améliore l’ambiance, trouver un intérêt à continuer à travailler pour votre employeur, ré-équilibrer votre rythme professionnel /vie privée ?

 

Avez-vous répondu « oui » à plus d’une proposition ? : Il est vraiment temps de changer de travail ou d’employeur. Avant de vous précipiter en prenant une décision immédiate, posez-vous les bonnes questions. Reprenez les 5 points un à un et demandez-vous ce que vous souhaitez à la place.

4 commentaires

Au secours, je suis en vacances !

 

 

Les vacances sont essentielles pour vous ressourcer et faire le vide.

Vous avez raison de vous offrir cette période de répit. En effet, stress, course contre la montre, dictature de l’urgent vous mènent droit au stress, voire à l’épuisement professionnel. La conséquence directe étant l’amenuisement de votre réactivité, la diminution de vos capacités intellectuelles.

Il est grand temps de mettre votre corps et vos neurones au repos !

Mais…..

 

Savez vous prendre des vacances ?

 

Chassez de votre esprit l’argument selon lequel vous ne pouvez pas vous s’absenter du bureau parce que personne ne sera en mesure de vous remplacer même pendant une période courte.

Donnez raison à l’adage « les cimetières sont remplis…. » vous connaissez la suite…

 

Les vacances, pour quoi faire ?

 

Fatigue et stress érodent votre résistance physique et votre potentiel intellectuel.

Les vacances vous aideront à débrancher, (même partiellement, ça fait du bien) oublier vos soucis professionnels et à refaire le plein d’énergie.

Les vacances réduisent le stress et soulagent votre cerveau des soucis habituels, vous donnent une nouvelle vision de la vie, une énergie recouvrée.

Des solutions basiques et évidentes à des problèmes viendront probablement résoudre des situations dans lesquelles vous sembliez tourner en rond.

Votre esprit jusque là surchargé, pourra se reposer et deviendra souvent plus efficace.

 

Comment prenez vous des vacances ?

1.     Vous êtes tellement fatigué que vous passez les trois premiers jours à faire la navette entre le lit et le transat,

2.     Vous vous effondrez et ne pensez qu’à dormir, dormir, dormir…

3.     Vous avez décidé d’être efficace et de profiter à fond de cet endroit magnifique,

4.     Vous planifiez tout et ne pensez qu’à visiter, visiter, visiter…

5.     Ces vacances vous ont couté un bras, il faut donc les rentabiliser !

Ou encore….

Vous pensez à votre job tout le temps, vos collaborateurs maintiennent ils le bateau à flot ? Vous checkez compulsivement vos mails, à l’affut de tout dérapage ? Et si ce contrat important vous filait entre les doigts alors que vous êtes lassivement allongé au bord de cette piscine ?

Ou bien ….

Vous savourez chaque instant. Chaque jour est un prétexte pour se détendre, faire une pause, se (re)découvrir, flâner, profiter du sable chaud  et des alizées du soir…

Et si cette période de calme était propice à une prise de recul et le bon moment pour évaluer votre vie professionnelle ?

 

Mon travail correspond il toujours à mes besoins ?

Mon travail me permet il de satisfaire mes valeurs ?

Est ce que je me sens à ma place ?

Suis je content de retourner au travail ?

 

0 commentaires

10 X 6 Paperjam Club HR : Le bonheur est-il rentable ?

 

Parmi les choses à retenir :

 

- C'est l'affaire du Top : c'est le leader qui donne la vision et le ton. Le bien être en entreprise, c'est d'abord sa décision.

 

- Donnez le droit à l'erreur. Sans cela, pas de créativité, pas d'initiative puisque trop risqué et pas de collaborateurs épanouis. ...

 

0 commentaires

Sortez du prisme du genre !

 

 

Arrêter de se penser femme

« Les femmes qui souhaitent être l’égale de l’homme n’ont pas d’ambition ».  

 

On nous rabâche à longueur d’années que la femme est loin d’être l’égale de l’homme, non seulement en matière salariale, mais aussi en terme d’évolution de carrière, qu’il y a encore du chemin, que peut être nos filles bénéficieront de l’égalité tant revendiquée par nous, leurs aînées et mamans.

Les plus pessimistes constateront que tout ce que les femmes ont gagné, c’est le droit de travailler à l’extérieur ET de continuer à se « farcir » tout à la maison, qu’elle doit davantage travailler pour prouver ses compétences, gagner la confiance de ses pairs et obtenir des promotions – si elle en obtient, compte tenu des maternités qui font barrage etc, etc…

 

Rien de tout cela n’est faux. J’en conviens. Mais enfin, tant qu’il y aura la journée de la femme, c’est que tout cela persiste.

 

Et si nous, les femmes, arrêtions de nous percevoir « femmes » au travail, et que nous changions la perspective : je ne sais pas moi, collaboratrice, collègue, membre de l’équipe, être humain au travail, tout simplement ?

 

C’est vrai, pourquoi faut-il que nous soyons vues, évaluées, jugées à travers le prisme du genre ? Et surtout, pourquoi avons-nous accepté et ensuite intégré ce prisme, nous les femmes? Et qu’est-ce qui nous empêche d’en sortir ?

 

En effet, l’existence même de la « Journée de la femme» signifie qu’il existe un besoin d’attirer l’attention sur le sujet.

 

C’est le jour où il n’y aura plus besoin de ce jour, que nous pourrons considérer que nous avons enfin pris notre place…

 

 

Auto - limitations

 

L’Etiquette

(Nous) coller une étiquette, c’est (nous) limiter. Ce faisant nous nous enfermons. Cela revient à nous enfermer dans une boîte tout en disant que nous pouvons penser en dehors. Pourquoi donc s’enfermer ? Qu’avons-nous à gagner à nous enfermer ? Tout autour de nous, il est question du pouvoir de notre pensée et de la plasticité du cerveau. Si j’en crois les différents articles à ce sujet, nous penser limitées par notre genre, revient à nous limiter carrément.

Sortir des croyances limitantes

 

C’est là que vous me répondez : « mais enfin, ça se vérifie tous les jours, dans les faits…  ces différences à propos des genres !! ». En effet….

Bien que, certaines femmes ayant « réussi professionnellement » avec plus ou moins d’aisance, pourront sans doute vous rétorquer « Bien sûr que non ! Je n’ai jamais connu d’obstacle dû à mon genre !.

Et donc, avant de poursuivre, je vous propose de parler un peu de la signification de la croyance.

 

Mais qu’est-ce qu’une croyance ?

Une croyance est un postulat de départ, une pensée « racine » à laquelle on croit. Cette pensée, se forme durant notre vie, principalement au cours de notre enfance et de notre adolescence et devient une croyance selon nos rencontres et les expériences que nous faisons. Notre esprit logique du moment nous pousse à faire une déduction et c’est ainsi que nous tirons une conclusion.

Cette conclusion va s’avérer être positive ou négative selon le contexte ou l’histoire, et va s’imprégner dans notre esprit avec plus ou moins de force et de puissance, surtout selon notre âge. Parfois même cette croyance n’est ni positive, ni négative, elle est inconsciente. Nous vivons et évoluons avec elle, et c’est elle qui construit qui nous sommes.

Quand une croyance se forme au départ, il s’agit d’une simple pensée et réflexion que l’on se fait et on se dit, (inconsciemment bien souvent) que dorénavant on agira ainsi (à partir de cette pensée). Par exemple : « ça ne sert à rien de bosser fort, de toutes façons mon chef n’est jamais content ». Ou bien « Je n’ai jamais de chance dans la vie, la chance, c’est pour les autres ». Bref, petit à petit, on va se mettre à agir en fonction de cette croyance. Tous nos gestes vont transpirer cette croyance.

Les autres vont réagir en fonction de ces gestes et attitudes. Puis petit à petit, nous allons avoir de plus en plus confirmation que tout ceci est vrai. Cela va devenir une VERITE pour nous.

Et voilà ! Donc, vous disiez ? « Mais enfin, ça se constate tous les jours, dans les faits…  ces différences à propos des genres !! » ?  En effet….

En même temps, se penser défavorisée par son genre, c’est partir défavorisée dans sa tête et donc se limiter.

 

De l’égalité…

 

Egalité ou équité ?

Bon, ok. C’est un fait, nous sommes celles qui portent les enfants. Le congé de maternité, nous ne pouvons l’éviter, au mieux le réduire au strict minimum. Mais le reste, tout le reste, n’est autre que question d’organisation dans le couple. Et avant d’avoir les dits enfants, nous avons beaucoup de temps, déjà, pour évoluer dans notre métier.

Donc, Marilyn Monroe pense que toute femme qui se veut l’égale de l’homme manque d’ambition.

Je ne sais si cela est un manque d’ambition, mais à mon avis, c’est un clair manque de bon sens. Nous ne pourrons jamais être l’égale de l’homme. Déjà pour des raisons purement physiques et physiologiques. Nous sommes différentes. C’est comme ça et tant mieux d’ailleurs ! Pourquoi vouloir être leur égale ? Cela supprimerait la richesse que nos différences ont à apporter ! Visons l’équité. Pensons-nous sans limites dues au genre.

 

 

Et donc ? Comment faisons-nous ?

 

Evitez de revendiquer, « Soyez »

 

Faire la liste des revendications, que ce soit à la maison ou au travail, ne fera que focaliser l’attention sur tout ce qui ne vous convient pas et vous éloigne d’office de ce que vous souhaitez à la place. Lorsque vous souhaitez ouvrir une porte, vous regardez la clenche, pas vrai ? Jamais la pièce que vous quittez (auquel cas vous seriez obligée de tâtonner pour trouver la clenche et ouvrir la porte….peu pratique, non ?).  Sans compter qu’à la place de toute personne, me retrouver face à une liste de revendications ne fera que m’effrayer et donc me pousser à les contrer.

 

Evitez de donner trop d’importance à tout ce qui n’est pas encore, « Soyez »

 

Oui, mais, quand même…Ça ne se passe pas vraiment comme cela, à la maison, au bureau… en effet….

En même temps, incarnez-vous déjà la femme que vous souhaitez être ?

Avez-vous pris la peine d’observer votre époux / compagnon, vous annonçant qu’il rentrera tard mardi. Ajoute-t-il « et donc à toi d’aller chercher les enfants » ou bien « parce que tu comprends… c’est exceptionnel… » ? Non, cela coule de source. Tout est déjà dit : il rentrera tard. Il a prévenu. A vous de vous organiser. De même au bureau : votre boss déclare : « nous allons faire de cette façon ». A quel moment, spontanément, justifie-t-il sa décision ? Dans les deux cas, ils agissent comme si cela était déjà fait, que cela était fait, normal, que cela coulait de source. Inspirez-vous de ces comportements-là.

Attention ! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : Je ne vous incite pas à prendre une attitude de petit chef. Je vous invite à prendre une posture où vous êtes assertive, alignée avec votre décision et que vos pensées sont dirigées vers le résultat déjà obtenu.

 

Nous les femmes avons tendance à trop focaliser sur le chemin qui nous y mène et tout ce qu’il faut organiser pour y arriver. Nous ne sommes pas seules à pouvoir nous organiser : nos hommes et nos collègues peuvent aussi se charger de ces choses-là !

 

Focalisez-vous sur le résultat que vous souhaitez obtenir. Sur l’objectif comme s’il était déjà atteint.

 

Inspirez-vous

 

N’ayez pas peur de vous informer. Choisissez-vous des mentors parmi les gens célèbres qui ont réussi. Lisez des articles les concernant, lisez leur livre. Inspirez-vous de leurs stratégies gagnantes. Ce faisant, vous allez ouvrir votre conscience vers des possibles que vous n’auriez jamais imaginés toute seule…

 

Visualisez

 

Choisissez un carnet et prenez le temps d’écrire la vie que vous souhaitez. Voyez-vous évoluer dans votre maison, interagir avec votre famille, vos amis, vos collègues. Voyez la vie professionnelle que vous souhaitez. Visualisez-vous telle que vous souhaitez être. Faites-le chaque matin, au réveil, quand vous êtes encore à moitié dans les bras de Morphée et que votre cerveau n’est pas encore en marche à dresser la liste des « to do’s ».

 

Disciplinez-vous

 

Créez-vous une routine « équilibre ». Accordez-vous un moment chaque matin, par exemple, pour 5 minutes visualisation positive, pour un quart d’heure d’entrainement fitness fonctionnel, pour une méditation de 15 à 30 minutes. Levez-vous une heure plus tôt si nécessaire. (Et ne criez pas au loup, n’oubliez pas, désormais, vous n’êtes plus la seule pour tout gérer le matin – pour celles dont c’était le cas- car désormais, vous avez instauré l’équité des tâches). Prenez soin de votre corps en le nourrissant de façon équilibrée. C’est lui qui vous donne la pêche. Ne le plombez pas avec de la malbouffe.

 

Soyez

 

Soyez cette femme que vous souhaitez être. Dès maintenant. Adoptez les comportements en fonction. Ecoutez votre intuition, elle est bonne conseillère. Soyez attentive à votre baromètre intérieur : être alignée est une composante très importante et signifie être alignée avec ses valeurs, son inspiration, son génie. Tout ce qui vous en éloignera vous mettra dans un état d’inconfort interne.

 

Amusez-vous

 

N’oubliez pas de vous amuser. Connectez-vous à la légèreté. Prenez les nouveaux défis qui vous inspirent et vous font vibrer. Appréciez chaque moment et chaque succès.

 

ET VOUS ? Qu’en pensez-vous ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

0 commentaires