Les bonnes résolutions avant l'heure

 

La période des fêtes est souvent l’occasion de souffler un peu, de se « pauser » et de revenir sur ses réalisations, de faire un bilan et de se projeter dans la nouvelle année.

 

Les bonnes résolutions, vous connaissez ? Ce « truc » qui revient chaque année à la même période, un peu comme les régimes avant l’épreuve du maillot de bain…

 

Arrêter de…

Moins de … 

Plus de ….

Etc…

…des projets, plus ou moins ambitieux qui ne franchiront pas le seuil des 100 jours pour la plupart.

En effet, trop souvent, la peur d'échouer nous paralyse, nous empêche d'être nous-mêmes, d'être heureux et sereins, d'être en accord avec nos valeurs et de créer une vie qui nous ressemble.

Cette peur peut aller loin et nous laisser dans un climat d'insatisfaction chronique, voire d'animosité vis à vis de celles et ceux qui réussissent.

Car quand nous renonçons à faire quelque chose que nous aimons, quelque chose qui nous tient à coeur, certes, on ne risque pas d'échouer sur ce projet, mais c'est notre vie entière que nous verrons comme un échec.

Et que nous restera t il ? Une vie « faute de mieux », une façade pour donner le change aux autres en disant qu’il y a toujours pire, que finalement on est pas si mal comparé à d’autres, et finalement des regrets immenses à chaque étape que la vie nous inflige.



Essayer c'est forcément prendre le risque d'échouer.

On n'a jamais la certitude de réussir, même en pratiquant la positive attitude, la visualisation de son succès ou en étant un vrai optimiste.

Tous ceux qui essayent ne réussissent pas, beaucoup se plantent, mais est-ce que cela fait d'eux des ratés ? Je dirais plutôt que cela fait d'eux des gens expérimentés.

Ce sont moins nos erreurs qui comptent, que la manière d’y faire face et de se relever ensuite, riche de nouvelles expériences. Les erreurs nous enseignent la vie et nous insufflent comme par magie la créativité nécessaire pour trouver la solution pour contourner le problème ou faire au bon moment la bonne rencontre.

Alors que feriez vous si vous aviez une baguette magique ? Imaginez que vous ayez tous les moyens, toutes les ressources nécessaires…

Qu’est ce qui vous a empêché jusqu’alors de le faire ? Quelles pensées vous freinent ? Trop dur, trop compliqué, trop long, trop quoi ?

Quel est ce critique interne qui vous empêche de prendre votre envol et qui vous musèle dès que vous osez exprimer vos désirs, vos souhaits ? Car c’est bien là que le bât blesse : vous êtes votre pire ennemi lorsqu’il s’agit de penser à votre bien être, vous êtes impitoyable envers vous même, prêt à débusquer la moindre faille dans votre projet. Et puis, vous êtes responsable du bonheur de vos proches, non ?

Inutile de préciser que lorsqu’on a peur de ne pas réussir, on abandonne plus facilement.

Et si vous posiez les bonnes questions ?

Quelle personne serez vous lorsque vous aurez réalisé votre projet, votre rêve ?

Quelle personne serez vous si vous ne faites rien ?

Que vous direz vous lorsqu’il sera trop tard ? « Ah si c’était à refaire … » (vous pourrez toujours vous consoler en le disant à vos enfants ou petits enfants « ah si j’avais su… »).

Le temps s’égrène et vous n’aurez plus une seconde chance de revivre les moments perdus à tergiverser, à peser le pour et le contre…

Vos peurs ne sont elles pas seulement des excuses pour rester dans votre zone de confort et surtout ne rien changer ? Avez vous peur de perdre ? Mais que pourriez vous gagner ?

Si vous changiez de perception ? Que risquez vous vraiment ?

Si vos projets échouent, ils vous feront évoluer, grandir. S’ils réussissent, ils vous rendront heureux.

Alors finalement, tout compte fait, quel est le premier petit pas que vous allez faire hors de votre zone de confort et surtout….

QUAND ALLEZ VOUS LE FAIRE ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Détecter le burn out chez ses collaborateurs …et chez soi

 

 

·     Avoir un membre de votre équipe arrêté pour burnout est un coup dur pour tout le monde :

-      - Sensation d’impuissance, peut être de culpabilité ne n’avoir rien vu venir,

-       départ subit d’un bon élément probablement pendant de longs mois,

-       - Certitude d’être passé à coté de quelque chose,

-    - Interrogation de l’équipe : que s’est il passé, comment réagir, comment allons nous faire avec un élément en moins ?

Après coup, vous vous dites que les prémices du burnout étaient détectables.

 

Burnout : de quoi s’agit il ?

Le burnout se traduit par un épuisement physique brutal et intense, qui s’accompagne souvent d’une absence totale de volonté, de forces et de désirs. Un burnout avéré, concrètement, c’est  6 mois minimum d’arrêt de travail, puis une reprise au ralenti et une réintégration douloureuse pouvant conduire à un changement de poste. C’est aussi pour la personne l’angoisse d’affronter le regard des autres et veiller à ne pas retomber dans cette situation.

Quelles sont les origines du burnout ?

Le burnout survient souvent dans des moments de grand stress, où la charge de travail est importante. Mais souvent, c’est la perception d’une insuffisance de ressources  pour faire face au travail demandé qui est à l’origine du burnout. Cette perception est personnelle et une même charge de travail peut amener certaines personnes au « sur stress » et d’autres non.

Y a t il des personnes plus exposées que d’autres ?

Le burnout peut toucher tout le monde. Toutefois il impacte surtout les plus impliqué(e)s vos collaborateurs (trices), ceux qui travaillent le plus, et qui font du travail de grande qualité. Ceux (celles) à qui vous faites une grande confiance et à qui vous avez tendance à confier les tâches les plus délicates et les plus urgentes.
 Pourquoi à eux (elles) ? Parce qu’ils (elles)  travaillent vite et bien. Vous avez aussi remarqué qu’ils (elles) acceptent volontiers ce travail supplémentaire et que vous pourrez toujours compter sur eux (elles).

Comment repérer les premiers signes ?

Voici les repères qui sont caractéristiques de l’annonce  du  burnout chez votre collaborateur (trice) :

      ses horaires : ses mails vous parviennent tard le soir, le week-end, voire même de nuit ; les fautes d’attention dans les mails qui n’arrivaient jamais auparavant ; ses journées à rallonge : terminer tard, ou arriver plus tôt ; les jours de repos annulés au dernier moment pour raison de travail.


      son aspect physique : les marques de fatigue, les cernes sous les yeux, le visage mal rasé ou le maquillage habituel qui a disparu ;  l’habillement négligé et les tâches sur les vêtements, la démarche mal assurée.

      Un changement de comportement : le calme devient nerveux, ou inversement;  le blagueur perd son humour, ou inversement si l’humour est sarcastique ;  le joyeux luron s’enferme dans le mutisme ou inversement;  il mange brusquement beaucoup ou stoppe la pause déjeuner
…pour se consacrer à son travail. Il s’isole, ne va plus déjeuner avec ses collègues…

 

Ces  alertes ne sont qu’une suspicion de début de burnout. Il peut avoir bien d’autres indices.

 

      Que faire ?

 

Rencontrez-le (la) en tête à tête, questionnez, écoutez. Cherchez un moyen pour lui faire exprimer son ressenti, ses angoisses le cas échéant. S’agit il « simplement » d’une surcharge de travail », y a t il des facteurs personnels, professionnels comme un conflit, un harcèlement…

Vérifiez vos observations auprès d’un ou deux membres de l’équipe, proches du collaborateur.

Alertez les Ressources Humaines qui se chargeront de trouver un accompagnement adéquat.

Une dernière chose : ne vous oubliez pas, soyez vigilant pour vous aussi, ces indices doivent vous alerter pour vous même !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

             

            

          

 

 

 

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Lorsque tout devient urgence

 

Tout devient urgence, depuis ce matin vous n’avez pas levé le nez, fait l’impasse sur vos besoins naturels et mangé devant votre ordinateur le sandwich dans la main gauche et la souris dans l’autre.

Néanmoins, votre retard s’accumule et la perspective de rendre ce dossier à temps s’éloigne, votre « zénitude » avec! 

Durant ces périodes, nous dépensons une très grande quantité d’énergie en émotivité, anxiété ou irritabilité.

Du coup, l’énergie nécessaire au raisonnement et à l’action efficace est détournée : nous avons tendance à tout voir en noir et nous dire qu’on y arrivera jamais, que ces dossiers sont franchement insurmontables, que la prochaine fois vous refuserez, que c’est toujours sur vous que ce genre de chose tombe, et que de toute façon, tous vont bientôt s’apercevoir que vous êtes incompétent (e) et nul(e)….

 

Et puis….

 

Soit vous fondez en larmes, en déposant les armes, en vous disant que vous n’êtes pas à la hauteur, que vous n’y arriverez jamais et vous sombrez dans la plainte, la victimisation….

Soit vous sautez allègrement dans la roue du hamster et tournez, tournez….au moins vous êtes actif….mais à quel prix ?

Ou encore, votre tendance à la procrastination s’accentue : vous vous jetez sur les détails, pinaillez pour la virgule mal placée….alors que vous n’avancez plus sur l’essentiel…

Enfin, il est possible que vous vous en preniez à la terre entière, à vos collègues, collaborateurs, voire clients….et vos relations commencent à pâtir de la situation…

Si nous n’y prenez garde, ces comportements vont générer du vrai stress et vous risquez de tomber dans le cercle vicieux de l’inefficacité chronique.

 

Comment s’en sortir ?

 

Commencez par faire taire le critique interne : acceptez de faire des erreurs de temps en temps, appelez à l’aide tout en vous sentant compétent(e), sachez dire non quelquefois sans culpabiliser et avoir peur de déplaire,

Ayez confiance en vous et faites confiance aux autres,

Fixez vous des priorités et planifier les, etc…

 

 

Faites des courtes pauses, relaxez vous, marchez, buvez un verre d’eau,

 

Faites de la visualisation en vous aidant à vous retrouver dans un endroit ressource que vous pourrez « rejoindre » en cas de situation de stress,

 

Faites des étirements pour chasser les tensions accumulées (muscles dorsaux, bras, trapèzes),

 

Faites des auto massage du corps ou des muscles faciaux pour chasser la fatigue oculaire,

 

Essayez la cohérence cardiaque  qui peut se pratiquer de façon discrète, préventivement plusieurs fois par jour et avant une situation potentiellement stressante.

il s’agit de nous concentrer sur des respirations ventrales lentes suivant un certain rythme (relaxant, dynamisant, équilibrant) plutôt que sur nos multiples soucis. Grâce à cette technique, nous diminuons l’activité du système nerveux sympathique, et nous permet de récupérer un esprit clair et de recharger nos batteries de façon très rapide.

 

La pleine conscience ou mindfullness nous incite à prêter l’attention à l’instant présent, tel qu’il se manifeste ici et maintenant.

 

Et à plus long terme, redéfinissez vos priorités de vie, vos valeurs profondes pour avancer vers le meilleur pour vous, et VIVEZ…

 

Et vous, par quoi êtes vous tenté (e) ?

et surtout, quand commencez vous ?

 

 

 

 

 

             

            

          

 

 

 

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Réduire le stress et la pression par un management bienveillant

 

Je vous vois déjà sourire, voire ricaner en lisant ce titre… 

Qui peut encore croire en la bienveillance dans le management de nos jours? Il faut être bien naïf, ou bien être coach… (mdr)

Et si la bienveillance, loin d’être un sujet « tarte à la crème » ou « à l’eau de rose », ou bien encore un nouveau concept naïf et idéaliste, devenait un mode de vie, à la maison, au bureau?

 

 

Et au fait, que signifie le management « bienveillant » ?

Et ça ressemblerait à quoi, d’être bienveillant ?

Et enfin, ça servirait à quoi ?

 

Le management bienveillant s’oppose au management pyramidal, unilatéral, souvent agressif, parfois prétentieux, voire malveillant pour des cas extrêmes, qui ne sont plus si isolés que ça….

 

Mais concrètement, la bienveillance en entreprise, ça ressemble à quoi ?

 

Idéalement, la bienveillance serait soufflée depuis le sommet de la pyramide, déclinée, incarnée sur les étages inférieurs, accompagnée par les RH. Encore un rêve de coach, me direz vous J

 

Cependant, chaque manager peut, à son niveau insuffler un mode de management nouveau :

 

Voici quelques pistes :

 

-       Ecouter plus que parler….

Manager c’est décider, trancher et choisir et pour cela, il faut avoir le maximum d’éléments en main. Ecouter ses collaborateurs ou ses collègues devient fondamental : d’une part pour éclairer au maximum ses choix, d’autre part pour motiver les personnes autour de soi en tenant compte de leur avis et en valorisant leurs compétences.

Etre bienveillant, c’est savoir écouter en prêtant attention et en respectant la parole de son interlocuteur. Ce type d’écoute nous permet aussi d’enrichir notre propre réflexion.

 

-       Manager « juste »

Manager avec bienveillance, c’est aussi avoir un relationnel et des actes identiques avec tout le monde. Une équipe n’est pas une bande de copains. Tout le monde a les mêmes devoirs, les mêmes obligations et les mêmes droits. Les règles du jeu et le terrain sont identiques pour tout le monde, les modes de rémunération cohérents et compris de tous.

Tout le monde a droit à l’erreur.

Le chef lui aussi se remet en question et admet ses erreurs le cas échéant.

 

-       Proposer plutôt que d’imposer

Une stratégie est plus efficace et acceptée si l’ensemble des collaborateurs a été impliqué dans son élaboration et si chacun se sent responsable des choix effectués. Il ne s’agit pas forcément d’être dans un management collaboratif et participatif pour tout, mais, pour les grandes décisions, inclure une part de discussion est fondamental. Un manager n’est pas infaillible et il est rassurant et motivant pour les équipes que leur avis compte aussi !

 

-       Développer plutôt que de sanctionner

« L’erreur est humaine » dit on souvent…et pourtant elle est souvent sanctionnée (et cela commence à l’école). A moins qu’il ne s’agisse d’une faute intentionnelle et grave, les managers oublient souvent que ce sont ces erreurs qui forgent les apprentissages et renforcent les compétences.

La bienveillance dans le management, c’est admettre la possibilité de se tromper ou de « faire autrement que ce qui a toujours été fait » et de mettre l’ensemble des collaborateurs en confiance sur ce point afin de libérer les énergies.

Bienveillance ne veut pas dire absence de « recadrage » ou de sanction. 

Ceux ci devront être justes et adaptés à l’erreur.

 

-      « Assumer » les bonnes et moins bonnes décisions

Que le manager qui n’a jamais rasé les murs ou baissé le regard en période d’augmentation ou de bonus lève le doigt !

Lequel d’entre vous a osé faire des choix motivés, sans répartir de façon uniforme le contenu de l’enveloppe, genre « tout le monde a gagné… »

Combien de managers n’assument pas leur choix et n’expliquent pas à un collaborateur pourquoi il n’a pas été augmenté, ou pire trahissent l’étage de la Direction ?

Etre bienveillant ne veut en aucun cas dire « être gentil ». Etre bienveillant, c’est annoncer une nouvelle peu agréable, en faisant preuve de respect et d’empathie.

Contrairement à ce que pensent certains managers, un collaborateur sera toujours plus motivé par un manager qui communique, y compris les mauvaises nouvelles, que par un manager enfermé du matin au soir dans son bureau et ne communique que par mail.

 

Permettre aux collaborateurs de remettre leur vie personnelle à sa juste place et favoriser l’équilibre perso/pro si cher aux nouvelles générations

 

Et pourquoi passer en mode « bienveillance » ?

 

Manager en mode autoritaire, voire selon son humeur est dépassé, génère de la pression, rajoute du stress au stress lié à notre époque et est CONTREPRODUCTIF….

En ces temps difficiles gouvernés par l’incertitude, n’est il pas plus utile d’employer des collaborateurs impliqués, de réduire le turn over qui peut avoir des effets désastreux sur l’entreprise et son image ?

Et ne dit on pas qu’un salarié heureux est plus productif, moins absent ?

De plus en plus d’études mettent en lien le niveau de productivité, la créativité des équipes avec leur niveau de bonheur

Les nouvelles générations qui arrivent sur le marché du travail ne sont pas, à l’inverse des plus seniors, attachées à l’entreprise et n’hésitent pas à aller frapper chez le voisin et plusieurs fois dans leur carrière. Elles ne s’accrochent pas à leur fauteuil et, pour attirer et retenir les meilleurs, les entreprises vont devoir elles aussi s’adapter en jouant sur des leviers autres que pécuniaires : lieu, ambiance de travail, possibilité de développement personnel et professionnel, etc…

 

Que faut il retenir ?

 

La bienveillance est une spirale positive, tant au sein des entreprises qu’au niveau de notre vie personnelle.

Les entreprises de demain ne pourront pas faire l’économie de développer cette attitude dans les années à venir si elles souhaitent réduire leur turn-over.

Celles qui l’ont compris recrutent des « feel good managers » ou des « happyness officers » et voient leurs profits augmenter, même si le lien de cause à effet n’est pas toujours mesurable.

Il reste encore beaucoup de sceptiques qui affirment qu’en temps de crise, la mise en place de tels concepts reste un luxe que les entreprises ne peuvent pas se permettre et qu’il s’agit d’une idée saugrenue insufflée par des coaches ou autre consultants.

 

 

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Au secours ! J’ai mal à ma sécurité de l’emploi !

En ces temps agités, tout est devenu incertain. Et l’insécurité s’impose, dans de nombreux domaines. Les médias relaient des informations qui interpellent, questionnent, insécurisent : attentats, monde politique sens dessus dessous, économie en berne, crises en tous genres, fermetures d’entreprises, menaces qui pèsent sur le monde financier et en corrélé, sur le reste des secteurs…

 

En entreprise, le cortège habituel de faire toujours plus avec toujours moins de ressources, la pression du rythme effréné et les changements successifs comme par exemple, la digitalisation qui impacte les rôles et la façon dont on interagit avec les clients.

 

Et nous dans tout cela ? Comment trouver encore du sens ? Comment rester motivés au travail et de façon plus large, comment mener sa barque sur une mer déchaînée ?

 

 

Marc Aurèle a dit : «Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre.»

 

Supporter ce qui ne peut être changé.

Vivre l’insécurité : l’observer, l’accepter, l’apprivoiser.

 

C’est un fait : vous n’avez que peu de prise sur la tempête qui souffle en ce moment sur notre monde, sur nos vies.

Menaces terroristes, menaces de crise économique, fermetures d’entreprises, réorganisation au sein de la vôtre, changements fondamentaux de votre rôle voire de votre métier : vous n’avez pas beaucoup de prise pour contrer cela. Point.

C’est vrai, c’est rude. Il faudrait une méga révolution pour changer tout cela en un tour de bras.

Cela ne veut pas dire qu’il faut tout accepter et se résigner. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit !

Cela veut dire qu’il n’y a pas d’autre moyen que de faire face et de tenter d’en tirer le meilleur parti. Dans « faire face » il y a : accepter ce qui ne peut pas être changé ET force de changer ce qui peut l’être.

Faire face, c’est faire c’est d’abord se changer soi. Pour soi et EN soi d’abord, pour les autres et avec les autres ensuite. Car tout changement commence d’abord par soi. 

Et cela commence par la perception que nous avons des choses. Laissez-moi vous raconter une histoire :

 

Le conte du paysans et des chevaux

Un paysan vivait sobrement, aidé dans son travail par un fils d’une quinzaine d’années et par un cheval de cinq ans. Mais un jour, le cheval dans la nuit rompit son licol et disparut. Mis au courant, voisins et amis vinrent dire en chœur au paysan : « Tu n’as pas de chance ». A quoi, celui-ci répondit : «  Qu’en savez-vous ? ».

Il voyait juste ! Cinq jours après son escapade, le cheval revenait, mais escorté par dix chevaux sauvages qu’il avait entraînés avec lui. Cette fois, les amis et voisins s’empressèrent d’aller dire au paysan : « Mais tu as beaucoup de chance ! ». L’intéressé leur répondit encore : « Qu’en savez-vous ? ».

Effectivement, après avoir nourri les poulains sauvages, le fils du paysan voulut commencer à les apprivoiser. Mais l’un d’entre eux, d’une brusque ruade, lui cassa la jambe. Désolé, le chœur de l’amitié et du voisinage vint tristement témoigner au père : « Vous n’avez donc pas de chance ? ». A nouveau, celui-ci répliqua : « Qu’en savez-vous ? ».

Il entendait juste ! Une troupe de soldats faisait de suite irruption et à grands coups de bottes et de cravaches, ils enrôlaient de force tous les jeunes du village. Mais ils laissèrent à son père le jeune à la jambe cassée auquel on fabriqua ensuite une attelle, en sorte qu’il put rendre suffisamment de services. Ceci incita voisins et amis à revenir, eux-mêmes éplorés, dire au père et au fils : « On vous envie votre chance ». Une fois encore, le père fit remarquer : « Qu’en savez-vous ? ».

De fait, au bout de cinq jours, une bande de brigands vint terroriser le village, et s’emparèrent des dix chevaux sauvages. Après leur départ, les amis puis les voisins vinrent exprimer leurs condoléances : « C’est vrai que ce n’est pas de chance ». Imperturbable, le paysan fit encore observer : « Qu’en savez-vous ? ».

Dans les journées qui suivirent, en effet, pris en chasse par les soldats, les brigands abandonnèrent les chevaux sauvages qui retournèrent vers le paysan, son fils et leur congénère.

Mais comme les choses se répétaient et pouvaient durer indéfiniment, cette fois, ce fut le paysan qui prit les devants et alla haranguer amis et voisins : « Pas plus qu’aucune chance n’est définitive, aucune malchance ne peut indéfiniment se perpétuer », observa-t-il. « Puisque nous ne pouvons nous fier aux chances qui nous adviennent, sachons aussi supporter les malchances qui nous tombent dessus : elles ne durent pas non plus.  Mais le bon cheval, malgré ses écarts, nous garantit la chance. »

 

Supporter, mais comment ?

 

Une bonne partie de notre stress provient de nos pensées et de notre perception de ce qui arrive. C’est toute l’histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide. Le fait est qu’il y a un demi-verre. C’est le côté factuel qui doit être privilégié.

Le pire est que nous avons tous tendance à penser, tout en ayant encore le verre complètement rempli à la main, qu’il va bientôt être moitié vide…

Et là, nous commençons à nous faire du souci, ou même à avoir peur. On s’imagine que le verre sera vide, qu’on va crever de soif, que c’est la fin … qu’on ne pourra pas le remplir  à cause d’un feu qui se sera déclaré entre temps et empêchera de se rendre à la fontaine à eau pour le remplir.  On a pourtant encore le verre plein en mains. Et dieu sait ce qui peut se passer de bien entre ce moment et celui où il sera à moitié vide (ou plein) et celui où il sera complètement vide…

 

Lorsqu’une pensée vous traverse et qu’elle suscite de la peur, de la panique, de l’inconfort :

  •      Posez-vous la question de savoir si elle concerne l’ici et maintenant. Parce que si elle ne concerne pas l’ici et maintenant, et que vous ne pouvez rien faire ici et maintenant, ce n’est pas le moment de paniquer. Identifiez quand vous pourrez agir, et promettez –vous d’agir à ce moment-là. En attendant, vivez votre vie intensément. 
  •      Demandez-vous si elle n’est pas un peu exagérée : si c’est une pensée qui concerne le feu qui va peut-être vous empêcher d’aller à la fontaine d’eau, chassez-la hein, pas besoin de ça. Concentrez-vous sur ce que vous êtes en train de faire. Donnez vous à 100% à ce que vous êtes en train de faire.

En pratique, quelques astuces :

 

Observez

Soyez attentif à vos pensées et à leur contenu. Lorsque vous identifiez une pensée négative et irrationnelle, laissez-la passer, demandez-vous si cela est congruent de lui donner toute votre attention ou s’il ne vaut pas mieux vous reconcentrer sur ce que vous êtes en train de faire.

 

Agissez sur ce qui peut l’être

Nous y reviendrons dans la partie 2 : si vous pouvez agir, faites-le. Si vous pouvez, mais pas maintenant, promettez-vous de le faire dans tel délai et reconcentrez-vous sur ce que vous étiez en train de faire. Si vous ne pouvez agir, reconcentrez-vous sur ce que vous faisiez. Une réflexion en profondeur s’impose peut-être : si vous ne pouvez agir sur une menace de licenciement, il faudra bien un jour vous poser la question du repositionnement. C’est l’objet de la partie 2 :avoir le courage de changer ce qui peut l’être : quand on va être licencié, on ne peut pas agir sur le licenciement, mais bien la façon ainsi que ce qu’on va faire ensuite.

 

Respirez

Prenez le temps de respirer. Cela peut paraître naïf, c’est pourtant une technique puissante pour garder le cap et tenir le coup. Ménagez-vous du temps pour faire des exercices de respiration. Idéalement, créez vous une routine : tous les matins, ou tous les matins et tous les soirs. Il existe des applications « cohérence cardiaque » très faciles à trouver, gratuite et qui ne prennent que 5 minutes par exercice. Multipliez les occasions d’aller vous promener, favorisez le contact avec la nature  et le calme. Choisissez des moments de la journée où il fait plus calme comme le matin tôt ou en soirée.

 

Ralentissez

Identifiez les zones de votre agenda où vous pouvez lever le pied. Revoyez votre organisation pour prendre du temps pour déjeuner au calme à midi, partager le repas du soir en famille. Éteignez vos devices et déconnectez-vous. «Déblindez » votre agenda et faites de la place au vide, au repos, à ce que les italiens appellent la dolce vita.

 

Prenez soin de vous

Placez-vous au centre de vos préoccupations : pas de façon égoïste, on s’entend, mais posez-vous la question, avant d’accepter des invitations, des activités, des tâches en plus : « Est –ce que c’est juste pour moi ? ». Concentrez-vous sur ce qui est important pour vous.

 

Prenez soin de ceux qui vous sont chers

Le « miracle de l’insécurité » est que cela remet un peu les choses en perspectives. Vous prenez conscience du cadeau que représentent votre conjoint (e), vos enfants, votre famille, vos proches. Prenez le temps de leur dire, de passer du temps avec eux, de les chérir. Ce temps passé donne du sens à votre vie qui en perd par ailleurs, dans d’autres compartiments de votre vie. Votre entourage, c’est votre socle. Ne l’oubliez pas. Les enfants, tout particulièrement, ont le chic pour vous faire vivre l’instant présent, intensément. C’est précieux.

 

Soyez reconnaissants

Votre vie est peut-être en plein chamboulement, l’insécurité règne, mais vous avez par ailleurs un tas de raisons d’être reconnaissant de ce que vous possédez, de ce que vous avez parcouru comme chemin, … Prenez le temps de faire l’inventaire de tout ce qui vous rend chanceux.

 

Méditez

La méditation, et surtout en tant que discipline quotidienne, est un excellent moyen de gérer ses émotions, ses pensées, son stress. Elle aide à prendre du recul et à voir les choses différemment. De nombreuses études le démontrent. Prenez le temps de méditer, le matin avant de commencer votre journée par exemple. Il existe des applications smartphone qui vous permettent de débuter et de profiter de méditations guidées. Ou bien de télécharger des musiques qui vous permettent de vous accompagner dans votre méditation si vous êtes un averti.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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