Détecter le burn out chez ses collaborateurs …et chez soi

 

 

·     Avoir un membre de votre équipe arrêté pour burnout est un coup dur pour tout le monde :

-      - Sensation d’impuissance, peut être de culpabilité ne n’avoir rien vu venir,

-       départ subit d’un bon élément probablement pendant de longs mois,

-       - Certitude d’être passé à coté de quelque chose,

-    - Interrogation de l’équipe : que s’est il passé, comment réagir, comment allons nous faire avec un élément en moins ?

Après coup, vous vous dites que les prémices du burnout étaient détectables.

 

Burnout : de quoi s’agit il ?

Le burnout se traduit par un épuisement physique brutal et intense, qui s’accompagne souvent d’une absence totale de volonté, de forces et de désirs. Un burnout avéré, concrètement, c’est  6 mois minimum d’arrêt de travail, puis une reprise au ralenti et une réintégration douloureuse pouvant conduire à un changement de poste. C’est aussi pour la personne l’angoisse d’affronter le regard des autres et veiller à ne pas retomber dans cette situation.

Quelles sont les origines du burnout ?

Le burnout survient souvent dans des moments de grand stress, où la charge de travail est importante. Mais souvent, c’est la perception d’une insuffisance de ressources  pour faire face au travail demandé qui est à l’origine du burnout. Cette perception est personnelle et une même charge de travail peut amener certaines personnes au « sur stress » et d’autres non.

Y a t il des personnes plus exposées que d’autres ?

Le burnout peut toucher tout le monde. Toutefois il impacte surtout les plus impliqué(e)s vos collaborateurs (trices), ceux qui travaillent le plus, et qui font du travail de grande qualité. Ceux (celles) à qui vous faites une grande confiance et à qui vous avez tendance à confier les tâches les plus délicates et les plus urgentes.
 Pourquoi à eux (elles) ? Parce qu’ils (elles)  travaillent vite et bien. Vous avez aussi remarqué qu’ils (elles) acceptent volontiers ce travail supplémentaire et que vous pourrez toujours compter sur eux (elles).

Comment repérer les premiers signes ?

Voici les repères qui sont caractéristiques de l’annonce  du  burnout chez votre collaborateur (trice) :

      ses horaires : ses mails vous parviennent tard le soir, le week-end, voire même de nuit ; les fautes d’attention dans les mails qui n’arrivaient jamais auparavant ; ses journées à rallonge : terminer tard, ou arriver plus tôt ; les jours de repos annulés au dernier moment pour raison de travail.


      son aspect physique : les marques de fatigue, les cernes sous les yeux, le visage mal rasé ou le maquillage habituel qui a disparu ;  l’habillement négligé et les tâches sur les vêtements, la démarche mal assurée.

      Un changement de comportement : le calme devient nerveux, ou inversement;  le blagueur perd son humour, ou inversement si l’humour est sarcastique ;  le joyeux luron s’enferme dans le mutisme ou inversement;  il mange brusquement beaucoup ou stoppe la pause déjeuner
…pour se consacrer à son travail. Il s’isole, ne va plus déjeuner avec ses collègues…

 

Ces  alertes ne sont qu’une suspicion de début de burnout. Il peut avoir bien d’autres indices.

 

      Que faire ?

 

Rencontrez-le (la) en tête à tête, questionnez, écoutez. Cherchez un moyen pour lui faire exprimer son ressenti, ses angoisses le cas échéant. S’agit il « simplement » d’une surcharge de travail », y a t il des facteurs personnels, professionnels comme un conflit, un harcèlement…

Vérifiez vos observations auprès d’un ou deux membres de l’équipe, proches du collaborateur.

Alertez les Ressources Humaines qui se chargeront de trouver un accompagnement adéquat.

Une dernière chose : ne vous oubliez pas, soyez vigilant pour vous aussi, ces indices doivent vous alerter pour vous même !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

             

            

          

 

 

 

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