Leadership au féminin

 

 

Volonté, ambition, persévérance, motivation figurent sans aucun doute parmi les traits de caractère de tous les dirigeants, qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme.

Mais existe t il un style de leadership propre aux femmes, une spécificité dans la façon de manager ?

Un homme vous répondra fort probablement de façon affirmative, en mettant en avant le caractère plus « empathique » de la femme. Une femme dirigeante vous répondra de façon plus nuancée, en affirmant que pour gérer une entreprise, ou une business line, il faut déployer des compétences masculines et qu’il faut « gérer comme des hommes », c’est une question de crédibilité, voire de survie… Cela explique que pour évoluer au sein des entreprises, qu’elles soient privées ou publiques, ou encore en politique, les femmes des générations précédentes ont du se couler dans un moule fait par les hommes pour les hommes et adopter les codes de « leur monde à eux» pour se hisser au sommet, et surtout pour y rester…

Alors….leadership féminin différent du leadership masculin, vrai ou faux ?

Le style standard ou stéréotypé du leadership féminin est décrit comme étant différent du leadership masculin.

Alors que les hommes se gargariseraient souvent de théorie et de spéculations intellectuelles, les femmes privilégient plus volontiers une approche pragmatique et n’excluent pas a priori leur part émotionnelle et leur intuition pour les assister dans leurs choix.

La femme veut aller de l’avant, elle est plus habitée, plus passionnée, moins cynique et est capable d’obtenir une forte adhésion….Elle serait beaucoup plus concrète, portée sur les résultats, en faisant fi des luttes de pouvoir et des schémas politiques.

On la dit fidèle, loyale et intègre envers l’entreprise, elle obtient l’adhésion des équipes grâce à ses qualités d’écoute et contribue à faire grandir les collaborateurs… Et, attentive à la question du bien-être, elle veille à l’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle.

Contrairement à leurs aînées, les femmes d’aujourd’hui ne se cachent plus d’être des “femmes”. Elles aspirent à une société où existe le droit à la différence et où être une femme ou un homme comporte d’un côté comme de l’autre des avantages.

Reprendre pleine possession de leurs spécificités et imposer leur style en tant que tel est le nouveau défi lancé aux femmes “dirigeantes”.

 

Les femmes,  tentées d’adopter des comportements du leadership masculin ?

Lorsqu’une une femme accède au pouvoir, le risque existe de la voir se fondre dans un style de leadership masculin. Dans ce cas, elle risque de tuer son leadership naturel et en plus, cela rend les hommes ironiques ! Les stéréotypes masculins sur la femme n’ont guère changé : selon eux, les femmes sont hystériques, hormonales, trop opérationnelles, elles manquent d’assertivité ! Les patrons d’entreprises dans lesquelles les employées sont majoritaires disent «  il y en a trop » ! Mais lorsque j’évoque les présences féminines au sein du Comex, où il n’y en a peu ou pas, pas de réponse ! Cela s’appelle un angle mort !

La femme dirigeante 
est elle moins tendre avec ses congénères ?

Les rivalités entre femmes existent au même titre que celles entre hommes. Le genre n’y est pour rien. Cependant les dirigeantes actuelles sont plus attentives aux générations entrantes qui doivent mener ou continuer d’autres combats (plafond de verre) et toujours faire leurs preuves.  Elles les encouragent, les conseillent, les mentorent et les épaulent. Mais se gardent bien de tout favoritisme. Ce sont les compétences qui priment

La femme dirigeante
 se retrouve toujours confinée dans les mêmes fonctions ?

Il est vrai aussi que les rares femmes dirigeantes occupent le plus souvent des postes de direction du « marketing et de la communication » ou encore des « ressources humaines », même si elles commencent à être davantage représentées dans les domaines juridiques et au sein de la finance.

En revanche, les rôles plus techniques, sans parler des Directions Générales restent réservés aux hommes.

Et si tout commençait à l’école ? En effet, en dépit de leurs bons résultats dans les matières scientifiques, les filles sont sous-représentées dans les écoles d’ingénieurs. Une tendance difficile à inverser ?   Et si les femmes osaient s’infiltrer dans les domaines plus technologiques, numériques et digitaux, très prisés et porteurs d’emplois.

 

La femme est l’avenir de l’entreprise

On reproche encore souvent aux femmes de ne pas se mettre assez en avant, soit parce qu’elles n’ont pas suffisamment confiance en elles, soit parce qu’elles attendent qu’on viennent les chercher. Pour obtenir un poste, il faut peut-être occuper la fonction avant d’en avoir le titre, mais surtout le (ré)clamer haut et fort. Une attitude moins marquée chez les femmes que chez les hommes ? 

Il faut reconnaître que le fameux « plafond de verre » est souvent d’abord dans la tête des femmes. Elles s’auto anesthésient et n’osent même pas imaginer la possibilité de grimper dans la hiérarchie, de devenir leur propre n+2 ou n+3.

Si les très grosses entreprises françaises semblent encore une chasse gardée difficile à pénétrer, les structures plus petites, les startups accueillent volontiers des femmes, pour autant qu’elles aient les qualités nécessaires : créativité, originalité, compétences variées, capacité d’adaptation, autant de vertus indispensables dans la compétition économique mondialisée d’aujourd’hui.

En effet, chaque problème posé exige aujourd’hui des approches différentes, novatrices et parfois contradictoires pour être résolu efficacement.

 

Oui, la femme leader est une richesse pour l’entreprise. J’ai remarqué que la femme leader obtient plus facilement l’adhésion des équipes. Et que, souvent, lorsqu’elle quitte l’entreprise, l’hémorragie derrière elle est plus forte que lors du départ d’un homme. Le turn-over dans une entreprise plus « féminine » est en général moindre. Mais si la femme a des qualités que l’homme n’a pas, elle ne le remplace pas, elle le complète.

L’égalité au sein de l’entreprise n’est donc plus seulement un combat juste, mais une nécessité dictée par l’indispensable performance, condition même de la survie de l’embarcation. Avec sa capacité naturelle à explorer des pistes inédites, la femme est l’avenir d’une entreprise… qui lui offrirait toute sa place.

 

 

 

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