Réduire le stress et la pression par un management bienveillant

 

Je vous vois déjà sourire, voire ricaner en lisant ce titre… 

Qui peut encore croire en la bienveillance dans le management de nos jours? Il faut être bien naïf, ou bien être coach… (mdr)

Et si la bienveillance, loin d’être un sujet « tarte à la crème » ou « à l’eau de rose », ou bien encore un nouveau concept naïf et idéaliste, devenait un mode de vie, à la maison, au bureau?

 

 

Et au fait, que signifie le management « bienveillant » ?

Et ça ressemblerait à quoi, d’être bienveillant ?

Et enfin, ça servirait à quoi ?

 

Le management bienveillant s’oppose au management pyramidal, unilatéral, souvent agressif, parfois prétentieux, voire malveillant pour des cas extrêmes, qui ne sont plus si isolés que ça….

 

Mais concrètement, la bienveillance en entreprise, ça ressemble à quoi ?

 

Idéalement, la bienveillance serait soufflée depuis le sommet de la pyramide, déclinée, incarnée sur les étages inférieurs, accompagnée par les RH. Encore un rêve de coach, me direz vous J

 

Cependant, chaque manager peut, à son niveau insuffler un mode de management nouveau :

 

Voici quelques pistes :

 

-       Ecouter plus que parler….

Manager c’est décider, trancher et choisir et pour cela, il faut avoir le maximum d’éléments en main. Ecouter ses collaborateurs ou ses collègues devient fondamental : d’une part pour éclairer au maximum ses choix, d’autre part pour motiver les personnes autour de soi en tenant compte de leur avis et en valorisant leurs compétences.

Etre bienveillant, c’est savoir écouter en prêtant attention et en respectant la parole de son interlocuteur. Ce type d’écoute nous permet aussi d’enrichir notre propre réflexion.

 

-       Manager « juste »

Manager avec bienveillance, c’est aussi avoir un relationnel et des actes identiques avec tout le monde. Une équipe n’est pas une bande de copains. Tout le monde a les mêmes devoirs, les mêmes obligations et les mêmes droits. Les règles du jeu et le terrain sont identiques pour tout le monde, les modes de rémunération cohérents et compris de tous.

Tout le monde a droit à l’erreur.

Le chef lui aussi se remet en question et admet ses erreurs le cas échéant.

 

-       Proposer plutôt que d’imposer

Une stratégie est plus efficace et acceptée si l’ensemble des collaborateurs a été impliqué dans son élaboration et si chacun se sent responsable des choix effectués. Il ne s’agit pas forcément d’être dans un management collaboratif et participatif pour tout, mais, pour les grandes décisions, inclure une part de discussion est fondamental. Un manager n’est pas infaillible et il est rassurant et motivant pour les équipes que leur avis compte aussi !

 

-       Développer plutôt que de sanctionner

« L’erreur est humaine » dit on souvent…et pourtant elle est souvent sanctionnée (et cela commence à l’école). A moins qu’il ne s’agisse d’une faute intentionnelle et grave, les managers oublient souvent que ce sont ces erreurs qui forgent les apprentissages et renforcent les compétences.

La bienveillance dans le management, c’est admettre la possibilité de se tromper ou de « faire autrement que ce qui a toujours été fait » et de mettre l’ensemble des collaborateurs en confiance sur ce point afin de libérer les énergies.

Bienveillance ne veut pas dire absence de « recadrage » ou de sanction. 

Ceux ci devront être justes et adaptés à l’erreur.

 

-      « Assumer » les bonnes et moins bonnes décisions

Que le manager qui n’a jamais rasé les murs ou baissé le regard en période d’augmentation ou de bonus lève le doigt !

Lequel d’entre vous a osé faire des choix motivés, sans répartir de façon uniforme le contenu de l’enveloppe, genre « tout le monde a gagné… »

Combien de managers n’assument pas leur choix et n’expliquent pas à un collaborateur pourquoi il n’a pas été augmenté, ou pire trahissent l’étage de la Direction ?

Etre bienveillant ne veut en aucun cas dire « être gentil ». Etre bienveillant, c’est annoncer une nouvelle peu agréable, en faisant preuve de respect et d’empathie.

Contrairement à ce que pensent certains managers, un collaborateur sera toujours plus motivé par un manager qui communique, y compris les mauvaises nouvelles, que par un manager enfermé du matin au soir dans son bureau et ne communique que par mail.

 

Permettre aux collaborateurs de remettre leur vie personnelle à sa juste place et favoriser l’équilibre perso/pro si cher aux nouvelles générations

 

Et pourquoi passer en mode « bienveillance » ?

 

Manager en mode autoritaire, voire selon son humeur est dépassé, génère de la pression, rajoute du stress au stress lié à notre époque et est CONTREPRODUCTIF….

En ces temps difficiles gouvernés par l’incertitude, n’est il pas plus utile d’employer des collaborateurs impliqués, de réduire le turn over qui peut avoir des effets désastreux sur l’entreprise et son image ?

Et ne dit on pas qu’un salarié heureux est plus productif, moins absent ?

De plus en plus d’études mettent en lien le niveau de productivité, la créativité des équipes avec leur niveau de bonheur

Les nouvelles générations qui arrivent sur le marché du travail ne sont pas, à l’inverse des plus seniors, attachées à l’entreprise et n’hésitent pas à aller frapper chez le voisin et plusieurs fois dans leur carrière. Elles ne s’accrochent pas à leur fauteuil et, pour attirer et retenir les meilleurs, les entreprises vont devoir elles aussi s’adapter en jouant sur des leviers autres que pécuniaires : lieu, ambiance de travail, possibilité de développement personnel et professionnel, etc…

 

Que faut il retenir ?

 

La bienveillance est une spirale positive, tant au sein des entreprises qu’au niveau de notre vie personnelle.

Les entreprises de demain ne pourront pas faire l’économie de développer cette attitude dans les années à venir si elles souhaitent réduire leur turn-over.

Celles qui l’ont compris recrutent des « feel good managers » ou des « happyness officers » et voient leurs profits augmenter, même si le lien de cause à effet n’est pas toujours mesurable.

Il reste encore beaucoup de sceptiques qui affirment qu’en temps de crise, la mise en place de tels concepts reste un luxe que les entreprises ne peuvent pas se permettre et qu’il s’agit d’une idée saugrenue insufflée par des coaches ou autre consultants.

 

 

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Commentaires: 1
  • #1

    jenny (mardi, 25 juillet 2017 20:10)


    Bienveillance j’ai trouvé cet excellent article de @bernard Jomard qui explique très bien comment gérer positivement ce sujet à lire sur : http://bernard-jomard.com/2017/05/11/bienveillance-paradoxe-abilene/