Faut il être gentil au bureau ?

 

Vous avez souvent le sentiment d’être la « cloche de service » alors que votre entourage se la joue perso et il vous semble que beaucoup construisent leur réussite sur votre dos ?

Alors, vous vous demandez souvent : est ce que « être gentil » paye vraiment ?

Est ce que votre bonté et votre altruisme naturels ne risquent-ils pas davantage de vous transformer en carpette et de vous enlever toute crédibilité ?

 

Votre éducation vous a appris à être « gentil » et « poli » avec votre entourage.

Cela est encore plus flagrant lorsqu’on est une femme, non ?

Cependant, dans un monde hyper concurrentiel ou le maître mot est souvent « chacun pour soi », à quoi ça sert d’être « gentil » me direz vous ?

 

Apporter de l’aide à un collègue en retard ou en difficulté sur un dossier risque t il de vous faire passer pour le mièvre de service ou la « bonne pomme » ?

 

Faut il être hautain, distant pour se faire respecter des autres ?

 

Faut il écraser tout le monde pour gagner l’estime de ses équipes et de ses pairs ?

 

Petite remise au point :

 

« Etre gentil » ne signifie pas être naïf ou faible

 

Trop souvent, la gentillesse est assimilée à une faiblesse.

Etre gentil, est ce forcément être une carpette et dire oui à tout ?

Prendre en considération les besoins des autres, dire bonjour à ses collègues, demander des nouvelles de leurs enfants, est ce un signe de faiblesse ?

Rendre service à notre prochain ne nous rend il pas plus « aimables » à notre tour ?

Etre gentil c’est faire preuve d’intelligence émotionnelle et c’est une attitude qui nous élève.

 

« Etre gentil » permet d’être plus productif 

L'individualisme n'est pas une bonne stratégie sur le long terme. Ne dit on pas « seul on va plus vite, ensemble on va plus loin » ?

Même si à première vue, il vous semble que ce sont les « méchants » qui tirent leur épingle du jeu et sont davantage récompensés, n'oubliez pas que ces comportements créent une mauvaise ambiance et finissent par nuire à la tout le système, entraver la productivité, voire engendrer du sabotage.

«Etre gentil » au bureau permet d’être plus gentil en dehors du travail

Si les personnes se sentent bien en ressortant du travail, elles emmènent avec elles leur bien-être à la maison, au sport ou dans les autres lieux de vie. Celui qui se montre dur au travail transporte avec lui sa rudesse.

Soyons gentil partout, pour véhiculer la bienveillance et le bonheur partout.

Etre gentil, quand on peut et quand on veut

Evidemment, gentillesse ne signifie pas « soumission ».

C’est à nous de décider QUAND et AVEC QUI nous choisissons d’être gentil.

La gentillesse c’est dans les deux sens.

Si votre collègue vous sollicite tous les jours pour le même service, demandez lui ce qui l’empêche de le faire lui-même. Peut être n’a t il pas les compétences nécessaire ou manque t il de confiance en lui ?

Votre gentillesse est un service ponctuel. Vous êtes gentil(le), vous n’êtes pas « bonne poire » !

Si vous vous sentez abusé, remettez l’église au milieu du village et provoquez une explication ou utilisez l’humour.

On ne peut pas être disponible pour tout le monde tous les jours !

Un conseil néanmoins : demandez vous quel(s) bénéfices (conscients ou inconscients) vous retirez de la situation…

 

 

La gentillesse est le futur du management

 

Voyez les choses en face : vouloir tout imposer au sein des équipes, brandir la menace du bonus zéro ou sucrer l’augmentation tant attendue est révolue. Surtout avec l’arrivée en entreprise des jeunes générations qui n’hésitent pas à « se casser » si l’ambiance n’est pas à la hauteur de leurs aspirations, ou si leur chef les « saoûle »…

Les méthodes de management à la dure sont en train de passer aux oubliettes et sans vouloir sombrer dans le monde des « bisounours », la bienveillance et le gentillesse ne devraient pas avoir fini de parler d’elles.

L’objectif de nombreuses entreprises modernes n’est il pas d’acquérir le titre de « Great Place to Work. » histoire d’attirer, de chouchouter et de retenir ceux qu’on aime appeler les « nouveaux talents » ?

 

Dans le nouveau paradigme, voulu par les jeunes générations, on partage, on se soutient,  on grimpe les échelons ensemble, on ne fait pas de coup bas, n’est ce pas ?

 

Et vous, QUEL TYPE DE "gentil" ETES VOUS ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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