Ça demande du courage de changer !

 

 Confortablement installée dans mon canapé, dimanche, à profiter d’un repos bien mérité, je regardais le film « Larry Crowne ». Larry (incarné par Tom Hanks), employé modèle d’une chaine de supermarchés américains, se fait licencier après de nombreuses années de bons et loyaux services (et avoir été épinglé maintes fois au tableau de l’employé du mois) et sans raison qui tienne vraiment la route.  sans diplôme universitaire, Larry a en effet servi son pays dans la marine avant de rejoindre le supermarché, il n’est pas possible de le promouvoir. Bullshit on s’en doute, …. Larry commence donc par chercher du travail, pour se voir fermer toutes les portes et décider de reprendre des études – ce qui, en définitive, va changer sa vie !

 

Mais ce n’est pas là que je veux en venir. Non.

 

Là où la vie de Larry va vraiment changer, c’est lorsqu’il va regarder la réalité en face et agir en conséquences. En effet, après s’être accroché à tout ce qui faisait sa vie jusque-là, il va finalement lâcher prise, faire le nettoyage dans sa vie et dans son patrimoine, pour reprendre un véritable nouveau départ.

 

Voici 3 étapes sur le chemin du véritable changement. Et changer demande du courage !

 

 

ETAPE 1 : CONSTATER (et faire le deuil)

 

Observez votre vie

Larry Crowne a été mis au pied du mur et a été pris par surprise. Peut-être était-il satisfait de sa vie, nous ne le saurons pas, car cela n’est pas évoqué dans le film. Par contre vous, qui lisez cet article, peut-être avez-vous déjà commencé à remettre en question votre vie, comme c’est le cas de bon nombre des clients qui viennent me voir, après un licenciement, et qui me déclarent : « peut-être devrais-je le prendre comme une opportunité, car j’en avais marre de toutes façons ».

Curieusement, cette réflexion est valable pour les couples qui se séparent, ou le déménagement forcé à cause d’une défection. Une canalisation qui pête, un toit qui s’arrache… la goutte d’eau qui fait déborder le vase et le déménagement forcé mais néanmoins salutaire.

Et vous, donc, quel degré de satisfaction votre vie vous donne-t-elle ? Je sais, certains diront « avec des si …. On refait le monde » et « on ne peut pas être satisfait de tout ». Mais enfin, si vous vous ennuyez au boulot, ou pire, que vous souffrez. Si votre vie privée ne vous fait plus vibrer. Si vous ne trouvez du sens qu’à une partie de votre vie, ou bien à rien, alors… il y a définitivement un hic !

Un peu comme si vous constatiez que le véhicule d’investissement choisi ne donne plus grand-chose, voire plus rien….

 

Etre honnête

Etre honnête envers soi est la première chose à faire pour se rendre service dans ce cas là. Pas de panique. Etre honnête veut dire reconnaître un certain nombre de faits. Cela ne veut pas dire que vous allez devoir révolutionner tout en un coup !

 

Faire le deuil

Etre honnête est une chose, accepter ce qui est constaté en est une autre. Ça prend un peu plus de courage déjà. Marc Aurèle disait, dans « Pensées pour moi-même » : «Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre.»

Il y a des choses que nous ne pouvons changer : vous êtes licencié, par exemple. Vous ne pouvez rien y faire. Bien sûr il est normal et humain de ressentir un certain nombre d’émotions, d'intensité variables d’une personne à l’autre. Certains se sentent honteux. D’autres trouvent cela injuste. Beaucoup se sentent tout à coup « nuls ». La plupart en colère. Parfois triste. Parfois paniqué : mais qui va pourvoir aux besoins de ma famille ?

Quoi qu’il en soit, quelle que soit l’émotion qui vous habite, vous n’y pouvez rien. Vous pouvez changer votre point de vue et faire la part des choses. Mais pas la décision du patron. Idem si votre conjoint vous quitte. Ou que votre situation familiale n’est plus satisfaisante.

Il y a des choses que vous pouvez changer : vous avez eu une mauvaise évaluation et vous pouvez encore faire des efforts pour changer cela. Nonobstant la possibilité que cette mauvaise évaluation puisse faire partie de la stratégie de l’employeur pour vous pousser gentiment dehors, la plupart du temps, il s’agit d’un vrai feedback dont vous pouvez tenir compte pour vous améliorer. Accepter ce qui a été dit, en partie en tous cas, vous permet de faire le deuil de votre ancienne façon de fonctionner et d’apporter les changements nécessaires pour mieux rencontrer les objectifs de votre patron. Et si cela ne vous convient pas, cela veut peut-être dire qu’il est temps de faire le deuil d’une époque, et de prendre les choses en mains.

 

Faites le deuil de ce qui a été. En tous cas, de ce qui a été de la façon dont cela a été.

 

ETAPE 2 : AGIR

 

Constatation – plan d’action

Revenons à Larry. Son plan d’action s’est déroulé par étapes et en cohérence avec son degré de conscience, son degré de résistance :

 

Etape 1 : il accepte qu’il est licencié – se met à chercher du travail. Ne trouve pas. Se remet aux études. Ce faisant, il cherche malgré tout à maintenir la vie qu’il avait auparavant : son pavillon. Ses biens matériels.

 

Accepter ce qui est et ne pas s’appesantir c’est déjà un bon début pour se remettre en action. Prendre un certain nombre d’actions en conséquence  vous permet de prendre votre vie en mains.  

 

Etape 2 : il s’ouvre à d’autres façons de voir et de faire. Il change. Même son apparence physique change (au contact de son amie Talia qui aime relooker son entourage). Il accepte le réagencement de son intérieur, par exemple. Il réduit ses dépenses en roulant en vespa plutôt qu’en 4X4. Il commence à lâcher prise.

 

Accepter de se remettre en question et de remettre en question ce que l’on a été, ce que l’on a possédé, ce que l’on a fait, la façon dont on l’a fait permet de mettre ensuite en place d’autres façons de faire, d’agir, de dire, de se comporter. Commencez à agir sur la situation et vous verrez qu’au fur et à mesure, vous y verrez plus clair, que vous rencontrerez tout à coup des personnes adéquates et que les choses se mettent en en place d’elles-mêmes. Goethe disait, dans son texte l’engagement : « Au moment où nous nous engageons totalement, la Providence éclaire notre chemin.

Une quantité d’éléments, sur lesquels nous n’aurions jamais pu compter par ailleurs, contribuent à nous aider.

La décision engendre un torrent d’événements et nous pouvons alors bénéficier d’un nombre de faits imprévisibles,  de rencontres et de soutien matériel que nul n’aurait jamais osé espérer. »

 

 

Nous cherchons à accumuler tant de choses. Et s’il est compréhensible de vouloir subvenir à ses besoins et à ceux des êtres qui nous sont chers, l’un des messages essentiels que je tiens à vous transmettre, c’est de ne pas vous attacher de manière trop inébranlable à quoi que ce soit : situation, endroit, matériel, personnes, même…

En nous cramponnant à tout prix aux choses auxquelles nous sommes attachés, nous nous efforçons de les garder intactes, de les rendre immuables. C’est normal, c’est de la résistance et la résistance est une stratégie de survie. Mais rien n’est immuable, dans la vie. Si vous laissez les choses aller et venir sans être troublé outre mesure, votre esprit ne tardera pas à s’apaiser. Et vous vous donnerez la possibilité de vivre des choses que jamais vous n’auriez imaginées !

 

 

Avez-vous constaté que votre vie ne vous donne pas satisfaction ? Quelle(s) décision (s) retardez-vous depuis si longtemps ? Quelle (s) décision(s) pouvez-vous prendre à cet égard ? Que pouvez-vous changer ? A quoi êtes-vous prêt ? Jusqu’où ?

 

 

ETAPE 3 : CHANGER VRAIMENT

 

Lâcher vraiment prise

Revenons à nouveau à Larry. Au fur et à mesure de l’histoire, Larry se rend compte de ce qui est important pour lui, de ce qui est superflu. Au fil du temps, Larry, d’une manière ou d’une autre, « trie ». Il trie ses affaires. Trie dans sa vie. En définitive, il regarde les choses en face, vraiment, décide de vendre sa maison, de prendre un appartement, de poursuivre encore un peu ses études et de déclarer sa flamme à sa professeure de discours 217. Evidemment, l’histoire ne marcherait pas vraiment sans une jolie histoire d’amour, c’est un film…  

 

Cela dit, film ou pas, les choses se mettent vraiment en marche lorsque nous le décidons vraiment et que nous sommes vraiment prêts à changer et de faire ce qu’il faut. D’aller jusqu’au bout.

 

Ça prend du courage de changer, car ça prend de l’honnêteté, de l’audace, de l’action, de la légèreté, de l’astuce, de la discipline et de la ténacité et du lâcher-prise. 

 

Ça demande d’être prêt à faire table rase, en tout ou en partie, de renoncer à ce que l’on a construit. Parce que ce n’est pas parce qu’on l’a construit qu’on doit en être prisonnier. D’ailleurs, enfants, nous le savions très bien : nous construisions des châteaux, de sable ou en lego, que nous détruisions pour pouvoir reconstruire encore mieux avec de nouvelles idées que nous avions. Où un autre endroit de la plage, meilleur, que nous avions repéré. Sans l’ombre d’une hésitation !

 

Construire ça veut dire investir. Sérieux, vous maintiendriez votre argent dans un véhicule d’investissement qui ne donne plus rien ou vous trouveriez un nouveau véhicule d’investissement ? Vous seriez triste à l’idée de changer de véhicule d’investissement, nostalgique de tout ce qu’il vous a apporté jusqu’aujourd’hui, ou vous vous dépêcheriez d’investir ailleurs, là où ça rapporte mieux et vous donne davantage de possibilités de croissance ? De croissance pour votre investissement – mais aussi pour vous : car en réinvestissant ailleurs, vous vous donnez des possibilités d’une vie meilleure, de vous développer, de faire du bien autour de vous, d’en faire profiter là où, avant, vous étiez scotché à votre écran à craindre une baisse du taux …

 

Ça demande du courage, de changer, mais ça procure de la légèreté, de la joie, de la motivation. Du bonheur.

 

Ne confondez jamais sécurité et bonheur.

 

Oui, ça demande du courage de changer.

 

 

http://www.humanrevealator.com

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