Balayez ces idées reçues sur le burn out !

 

 1. Le burn out, c'est la nouvelle maladie à la mode

Aujourd’hui, le terme de burn out est mis à toutes les sauces. Ras le bol temporaire ? Coup de fatigue saisonnier  Indigestion de boulot ? Marre des collègues, des chefs, des projets qui n’avancent pas ?

Le vrai burn-out est une lame de fond, qui avance en douce, ronge doucement et sournoisement ses victimes, et les abat d'un coup, de façon violente très souvent :

Eric, au volant de sa voiture, qui se perd dans sa ville qu’il connaît très bien, il ne reconnait plus les rues, et continue de tourner. Martine qui oublie l’argent qu’elle vient de retirer dans le distributeur, Pierre qui délaisse sa classe en plein cours, Julie qui n’a pas pu se lever ce matin, comme si son corps ne répondait plus.

Les exemples ne manquent pas et leurs manifestations sont déconcertantes parfois.

2. Le burn out ne frappe que les gens fragiles et prédisposés

Le plupart des hommes et des femmes touchés par ce fléau sont performants, consciencieux, souvent plus que la moyenne. Ils ont réussi leurs études, leur vie privée, et jonglent depuis des années avec leurs différentes casquettes.

 Ils s’impliquent à fond dans ce travail qu’ils aiment et continuent d’aimer. Petit à petit, objectifs impossibles à tenir, consignes contradictoires ou contraires à leurs valeurs, impératifs multiples les ont usés et sont venus à bout de leur ténacité.

Le burn-out peut potentiellement tous nous toucher et nous avons, ou serons probablement aux frontières d’un burn out un jour ou l’autre.

3. Le burn out ne touche que les grandes entreprises

Qui ne se souvient pas des vagues de suicides au sein d’établissements très connus ? Les restructurations rendues nécessaires par les fusions, acquisitions, souvent menées au détriment du respect des valeurs humaines, les réductions de moyens  imposées, les coupes sombres dans les budgets ne sont pas les seules causes de burn out.

Les managements toxiques, les hiérarchies tordues, les organigrammes dits « transversaux » où on ne sait plus qui reporte à qui, la solitude face à des responsabilités démesurées sans les moyens nécessaires, le sens du travail qui s’éloigne, les valeurs qui se diluent, les exigences qui tournent à la tyrannie parfois….

Le burn out n’épargne plus aucune profession ni secteur : Secteur privé, public, patrons, collaborateurs, agriculteurs, cuisiniers, professions libérales, etc….

4. Le burn out n'est plus tabou

Tout le monde en parle, mais les personnes qui en sont touchées le vivent mal.

Ce sont en général des battants qui vivent très mal leur état, qui parfois ont honte de ce qui leur arrive et le considèrent comme un aveu de faiblesse. Que se passerait il si leur entourage, leurs clients, leurs amis apprenaient qu’ils sont en arrêt maladie ?

La personne victime d’un burn out se sent seule, à l’écart, « hors circuit ». Elle culpabilise de voir les autres prendre le chemin du travail, alors que elle reste au fond de son lit.

Et si les causes de leur état ne se trouvaient pas chez eux, mais dans le dérèglement de leur environnement professionnel ?

 

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