Fêtes de fin d'année : et si c'était le moment de vraiment ralentir ?

 

Fin d’année, époque traditionnelle des fêtes entre en famille et entre amis. Fêtes commerciales disent certains. D’autres, au contraire, en profitent pour passer du temps avec leurs proches. Mais qui, en définitive, prend le temps de véritablement ralentir ?

 

Et si nous en profitions pour prendre le temps ? Vivre lentement ?

 

L’accélération du rythme de vie

 

Nous le constatons tous : tout va plus vite. Les moyens de communication ont considérablement accéléré le rythme de travail et avec cela, augmenté le stress. L’instantanéité est devenu maitresse, il faut une réponse à chaque demande « ASAP », il n’est pas rare de recevoir un message, à 9.15, intitulé « tu as vu mon mail de 9.05 ? ». Avons-nous seulement le temps d’aller aux toilettes ? A la maison, c’est la même chose : multiplication des activités extra-scolaires pour les enfants. Multiplication des activités sociales. La course aux loisirs est permanente. C’est comme s’il était vital de remplir nos vies d’un tas d’obligation – professionnelles ou privées – afin de ne pas ressentir le vide du « ne rien faire ». Et pourtant, attention danger : si la machine s’emballe, nous ne pourrons plus rien maitriser !

 

Faire une vraie pause

 

Se poser, s’arrêter, faire une pause, c’est pourtant nécessaire et bénéfique. Sinon, à quand la suppression de la nuit de sommeil ? Regardez les saisons : L’hiver n’est – il pas associé au repos de la nature ? Les journées sont plus courtes. Le biorythme se met au diapason et chacun se sent plus vite fatigué. La nature nous invite à lever le pied.

 

Il est nécessaire de ralentir tant qu’il en est encore temps et de profiter de moments que les traditions nous apportent. Dieu merci, elles existent encore, et si personne ne croit plus en leur signification initiale, au moins présentent-elles des bénéfices « dérivés » comme celui de permettre de s’octroyer du temps pour soi et pour les siens !

 

Quel bénéfice tirons-nous à sur investir notre rythme de vie ?

 

A quoi peut bien servir cette quête du faire et du faire vite ? Ne serait-elle pas une sorte de dérive de la société de consommation dans laquelle il est nécessaire de posséder plus, de faire plus en tant que particulier, d’exiger plus et plus vite en tant que client en entreprise ? Nous possédons donc plus. Nous recevons donc réponse plus vites à nos demandes dans le domaine professionnel. Mais à quoi cela sert – il ? Une fois en possession de ce qu’il convoitait, le particulier briguera autre chose. Et coté professionnel, on gagne juste le droit de se remettre au travail plus vite.

 

Ces comportements ont une conséquence directe et non négligeable : ils nous empêchent de nous confronter à nos pensées, à la constatation du vide de nos vies. Arrêtez-vous et vous verrez que vos pensées se remettent en marche. Et c’est là que nous voyons vraiment à quoi ressemblent nos vies. Que nous sommes confrontés aux choix que nous devrions faire depuis longtemps. Confrontant …

 

Vision globale.

 

A nouveau, d’un point de vue holistique, il est urgent de changer. Une fois de plus, le modèle a fait son temps. Si tous, nous vivons le nez dans le guidon, comment allons-nous choisir le meilleur itinéraire ? Construire de nouvelles routes ?  La vitesse doit rester un outil, pas une moyen incontournable. Si nous voulons construire un monde plus juste, plus sain, davantage bienveillant, nous devons commencer par nous-mêmes. Et nous ne sommes pas juste, ni bienveillants, ni ne menons une vie saine en courant partout du 1er janvier au 31 décembre.

 

Les Bienfaits.

 

Physiologiques

 

Le dirigeant d’une équipe d’intervention spéciale déclarait à l’occasion d’une de ses conférences que le premier conseil donné à une nouvelle recrue était de veiller à avoir suffisamment d’heures de sommeil. Quand on ne dort pas assez, on ne peut pas prendre de bonnes décisions. On supporte moins bien le stress. On y voit moins clair. Le corps et l'esprit ont besoin de repos.

 

Relationnels

 

Ralentir vous permettra de prendre le temps d’être présent à vous-mêmes d’abord et aux autres ensuite.  Votre famille : conjoint, enfants, frères, sœurs, parents… à vos amis. A vos collègues et supérieurs. Vous apprendrez à passer des moments de qualité avec les vôtres. Vous apprendrez à mieux connaitre vos collègues. Vous vous reconnecterez à vos besoins et à vous aspirations. otre vie ne pourra que s’en trouver améliorée.

 

Efficacité

 

Vous gagnerez en efficacité. Vous aurez pris le temps de vous organiser, de créer votre plan de route avant de vous lancer.

 

Créativité

 

Vous gagnerez en créativité. Or la créativité est essentielle pour innover ainsi que pour mener le changement.

 

Se reconnecter à soi, à qui vous êtes. Sentir.

 

Vous poser vous permettra de vous reconnecter à vous et de sentir. De ressentir. Et ce faisant, vous y verrez plus clair quant aux décisions et au chemin à prendre. Etre connecté à soi ouvre la porte de l’intuition et lorsqu’elle vous parle, c’est en réalité vous qui vous vous parlez à vous-même.

 

Les leviers

 

Les croyances

 

Croire que l’on est davantage vivant car on fait beaucoup de choses est une illusion. Nous sommes qui nous sommes, indépendamment de ce que nous possédons ou de ce que nous accomplissons. Concentrons-nous sur ce qui nous épanouit. Prendre conscience que nous pouvons ralentir sans danger et qu’au contraire, cela peut nous rendre service, nous permettra de nous autoriser à ralentir.

 

La théorie des petits pas

 

Ne chamboulez pas tout en une fois. On ne rentre pas dans un bain glacé en sautant à pied joints. On y va petit à petit. Commencez par lever le pied. Choisissez un moment de la semaine où vous vous octroyez du temps.  Fermez la porte de votre bureau, installez-vous confortablement et dégustez votre casse-croute dans le silence. Décidez de ne rien prévoir pour le dimanche, par exemple. Et observez ce qu’il se passe quand vous ne faites rien : êtes-vous confortable ? Ou au contraire, vous sentez-vous inconfortable ? Observez sans vous juger et acceptez ce qui est. Inutile de vous mettre la pression pour agir sur ce qui se passe, n’oubliez-pas, vous êtes en train d’apprendre à ralentir !

 

Les expériences de référence positives

 

Après avoir choisi un moment de la journée ou de la semaine où ralentir, ou encore, un aspect de votre travail où vous décidez de lever le pied, gardez les nouvelles habitudes qui vous ont apporté du bien-être et choisissez un nouveau « point de ralentissement ». Achetez-vous un carnet d’observation et, à chaque expérience positive, notez vos impressions, les bienfaits, ce que vous en retirez. Eliminez ce qui ne vous a pas convenu, conservez ce qui vous a fait du bien. Capitalisez sur le positif pour vous permettre d’avancer.

 

Les vacances de fin d’année, le moment de commencer !

 

Bien sûr, nombreux seront ceux qui opposeront la réflexion : « Mais aux fêtes de fin d’année, c’est le marathon pour rendre visite à toute la famille ! ».

 

Certes, mais quand même. Si vous prenez une ou deux semaines de congés, vous pouvez certainement trouver le temps de prendre le temps. Choisissez une journée durant laquelle vous ne prévoyez rien d’autre que de vous laisser vivre. Les italiens appellent ça « dolce farniente ». Ou décidez d’un moment de la journée, chaque jour, rien qu’à vous à vous laisser vivre. Aller vous promener dans la nature. Ecouter de la musique. Lire un bouquin. Faire une petite sieste. Prendre vos enfants dans vos bras, jouer avec eux à un jeu de société. Cuisiner ensemble. Bricoler ensemble.

 

Vos pensées vous envahissent car vous vous posez ? Bien !!!!!

 

Profitez-en pour regarder à quoi ressemble votre vie.  Constatez ce qui  vous convient et ce que vous souhaitez voir changer. Observez juste ce qui est. Ne vous jugez pas et évitez de vouloir tout de suite y trouver un remède voire y remédier.

 

Les vacances de fin d’années vous servent juste à observer et tester sans jugement le "ralentir".

 

Dans un deuxième temps, vous pourrez vous pencher sur « comment y remédier ». Début d’année, au moment des bonnes résolutions ;-) Nous y reviendrons. . . .

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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