Déléguer : qu'est ce qui vous en empêche ?


Le processus de délégation  permet au manager de confier à un collaborateur une activité ou une mission.

C’est un acte de management incontournable mais également un  défi pour les deux parties concernées.

Une délégation réussie se prépare, se suit en finesse et se contrôle.

 

Voici quelques règles fondamentales concernant l’art de déléguer 

 

Une délégation réussie est une délégation préparée

 

Loin d’être une corvée dont vous vous débarrassez la délégation réussie est un acte de management qui doit se  préparer, se négocier, et ne pas être imposé.

Vous devez définir clairement ce que vous déléguez, le travail à faire et/ou le résultat à atteindre, choisir le collaborateur en fonction de ses compétences et de sa motivation.

Commencez par vous assurer que le collaborateur à qui vous souhaitez déléguer est disponible.

Informez l’entourage concerné (collègues, hiérarchies, fournisseurs, clients) de l’acte de délégation.

Vous devez veiller à ce qu’à l’occasion de cette délégation ne circulent pas des informations contradictoires, toujours source d’inefficacité.

Bien sûr, il convient de lui donner  les moyens de réussir la mission.

 

Une délégation réussie est une délégation suivie

 

Montrez-vous disponible sans trop être présent, et acceptez d’être surpris par  la réussite et les idées d’un collaborateur.

Acceptez qu’il puisse arriver au résultat demandé avec des méthodes  qui peuvent différer des vôtres.

 

Donnez du feed back

 

A la fin de la mission, établissez un bilan (points positifs, points d’amélioration) et partagez le avec le collaborateur.

 

 

 

Les avantages de la délégation

 

En déléguant  vous pouvez vous centrer sur d’autres activités plus importantes, davantage en lien avec votre rôle de manager.

Il vous sera dès lors possible de mieux gérer votre temps et vous donner d’autres priorités.

En contrepartie, le collaborateur y trouve une occasion de prouver et d’élargir ses compétences. Par la confiance que vous lui accordez, vous lui offrez une forme de reconnaissance.

La délégation repose sur la confiance mutuelle, sur l’abandon d’une partie du pouvoir du manager au profit du collaborateur.

Cependant tout acte de délégation ne se conçoit pas sans suivi et sans contrôle.

 

Les pièges que vous devez éviter

 

Le plus courant est de ne pas vérifier que le collaborateur a bien compris votre demande. Dans ce cas il risque de ne pas s’approprier la mission.

Une autre erreur est de ne pas lui accorder le temps nécessaire  pour l’accompagner si besoin, le lâcher en cours de route et finalement récupérer le job.

Il faut éviter de ne déléguer uniquement que les tâches ingrates, les missions trop difficiles au regard de ses compétences actuelles, ou les missions « casse pipe ».

N’exigez pas la perfection dès le début, ne déléguez pas dans l’urgence, en donnant carte blanche. Vous ne devez pas donner l’impression de « refiler la patate chaude » ou de « passer les plats ».

 

Pourquoi rechignez vous  à déléguer ?

 

Pour déléguer dans de bonnes conditions, vous devez avoir des collaborateurs capables de prendre la mission : compétences et motivation doivent être au rendez vous.

Quand vous vous sentez débordé et que vous n’avez pas le temps choisir les tâches à déléguer, votre première réaction est souvent de penser que vous mettrez plus de temps à expliquer qu’à le faire vous-même.  Il s’agit d’un raisonnement à court terme.

La réticence à déléguer correspond souvent aussi à un véritable scrupule de vous débarrasser de certaines tâches ou bien trahit un manque de confiance en vous et donc en vos propres collaborateurs.

Il est possible aussi que vous ne souhaitiez pas déléguer, par peur de perdre du pouvoir,  par crainte que le collaborateur fasse mieux ou différemment que vous ne l’auriez fait.

 

Pourquoi les collaborateurs rechignent ils à accepter la délégation ?

 

Certains collaborateurs sont réfractaires à la délégation car ils estiment qu’ils ne sont pas payés pour cela. Ils manquent d’ambition ou ont placé leurs priorités ailleurs que dans leur vie professionnelle.

Ils ne perçoivent pas que la délégation va leur faire prendre de nouvelles responsabilités, peut être les faire progresser.

Ils peuvent vous demander une compensation en échange de ce qu’ils interprètent comme une faveur qu’ils vous accordent.

L’hésitation de certains cache leur manque de confiance, ils craignent de s’engager dans l’inconnu car ne se sentent pas à la hauteur.

Si la confiance est mal installée, ils peuvent flairer un piège ou une occasion de se dévoiler.

Peut être ont ils été échaudés par une expérience précédente qui a mal tourné.

Interrogez vous aussi quand à votre attitude : perfectionnisme, sur contrôle, attentes irréalistes, feed back maladroit, critiques diverses….

 

 

 

 

 

 


 

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