Les boules quies de la communication

A peu près tous les séminaires de leadership et communication présentent l’art de questionner et d’écouter comme étant LA compétence primordiale du manager et viennent contrebalancer l’idée que c’est le chef qui parle et que les employés n’ont que le droit de se taire.

Force est de constater que sur le terrain, les managers rencontrent beaucoup de difficultés dans cet exercice : manque d’habitude, manque d’envie, peur de perdre leur autorité  et le respect de leurs troupes… ?    

Examinons là où le bât blesse :

- Vos questions suggèrent la réponse et limitent la liberté de votre interlocuteur :

« Tu es bien d’accord avec moi, c’est la seule solution envisageable, pas vrai ? »

« ça c’est bien passé tel que je le raconte ? »

Attention : risque de manipulation !

- Vous donnez vous même la réponse à votre question

- Vos questions sont culpabilisantes et dénigrantes (elles commencent avec « pourquoi » et entraînent une justification)

« Pourquoi ne m’as tu pas rappelé ? »

- Vous utilisez la mitraillette à questions ou pratiquez l’interrogatoire

·      « Alors, pourquoi  ne me réponds tu pas? » 

·      « Tu n’as  pas d’explication, n’est ce pas ? »

·      « Tu n’as rien à dire, n’est ce pas ? »

« Tu, tu… » Trop de « tu » tue la relation

Examinons maintenant quels éléments viennent perturber une écoute de qualité ?

- Les distractions : répondre au téléphone, rédiger un mail alors que le collaborateur parle,

- Imposer son cadre de référence (valeurs/croyances/préjugés),

N’oubliez pas que l’écoute active est :

·      Libre de jugements,

·      Librede moralisation,

·      Libre de remontrances.

 Quelles sont les barrières à l’évolution harmonieuse du dialogue et à l’instauration d’un climat de confiance :

·   Proférer des menaces et des injures,

·      Emettre des critiques infondées,

·      Se moquer et ridiculiser,

·      Comparer avec d’autres collaborateurs,

·      Prendre à la légère

·      Donner peu ou pas d’importance, ou encore ignorer  les sentiments ou émotions de votre interlocuteur face à son problème

·      Faire la morale

« Vous ne pouvez quand même pas faire cela »

« Comment pouvez vous dire une chose pareille ? »

« Après tous les efforts que j’ai fait pour vous… »

·      Oui, mais….fréquent dans les discussions où chacune des parties veut camper sur ses positions

·      Le oui donne l’impression à l’autre qu’on lui donne raison, le mais vient anéantir le oui et équivaut à un non.

Vous commencez quand ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 


             

            

          



 

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